‹ Lazare le patreChapitre 14 sur 64 · MATHEO · texte numérisé non relu

MATHEO

Que Dieu te veille ! Adieu !

SYLVIO

Un mot encore!

MATHÉO, revenant.

Que veux-tu ?

SYLVIO

Écoute, Mathéo; je puis être long-temps avant de pouvoir te joindre, et je dois te dire que la mère de mon fils est femme de haute noblesse; je l'ai connue à Rome, où je suis resté deux ans; une bonne et digne nourrice a caché nos amours, puis elle est morte en emportant notre secret... alors, j'ai ramené notre enfant en Toscane; tu l'as recueilli, Mathéo; or, si jamais le mystère de sa naissance était découvert... une famille bien riche et bien puissante s'efTorcerait de t'arracher mon pauvre enfant, et cela pour le faire mourir... Garantis-le de la haine des nobles, qui, pour te le ravir, emploieront tout, même la fausse mère éplorée qui viendra te mendier un baiser de l'enfant.. Tiens, Mathéo, voici une chaîne d'or et de pierreries que j'ai gagnée dans un tournoi ; elle est unique au monde... je la sépare en deux; prends cette moitié, et ne laisse approcher mon petit Juliano que par la femme qui te donneral'autre... cette femme sera sa mère.

MATHÉO, prenant la chaîne.

Je le jure, Sylvio I

SYLVIO

Et maintenant, je cours à la ferme où mon père m'attend.

MATHÉO. ^ ^^"^

Ton père!...

SYLVIO

Oui, Mathéo, tu le diras à Lazare, alin qu'il revienne au plus tôt... Adieu, Mathéo; embrassonsnous.

Ils s'embrassent.

MATHÉO.

Dieu nous réunira, Sylvio !

SYLVIO

Que Dieu nous réunisse, Mathéo ! Adieu !

Il s'échappe par la chapelle.

\X\VVWV\V\VV1\\'\X\\\'V\VV\\\\V\\\\\V\\\V\\A\\V\V

Page 1