COS:\IE, SYLVIO
cosME, courant à lui.
Juliano !
Il le soutient.
JULIANO, le reconnaissant.
Médicis!... Fuyez, fuyez, mon père!
Il tombe à la renverse.
MÉmas, courbé sur Juliano.
Où es-tu blessé?
JULIANO, avec effort.
Au cœur.
MÉDICIS
Pauvre martyr!... c'est pour moi que tu meures... et je ne puis rien pour lui, mon Dieu!
JULIANO
Si, mon père.
MÉDICIS
Quoi donc?
JULIANO
Sur ma poitrine... fouillez.
MÉnu'.is, trouvant la chaîne.
Une chaîne!...
JULIANO, cherchant à se soulever.
Par ma mort une feumic sera déshonorée, sans espoir et sans refuge.
MÉDICIS
Achève !
JULIANO
Vous lui direz que sur la présentation de celte
chaîne seulement, on lui remettra notre fils, qui porte la pareille, et qui serait orphelin sans le secours de sa mère.
MÉDICIS
Non, Juliano, cette femme ne sera pas déshonorée; car je jure, moi, s'il le faut, pour racheter son honneur, de lui donner mon nom, de la faire mon épouse ; je jure d'adopter ton enfant, que je ferai mon héritier, mon fils.
JULIANO, mourant.
Merci ! mon père...
Il retombe.
MÉDICIS
Et maintenant le nom de cette femme... son nom, Juliano?... Il est mort!... (Se relevant.) Oh ! je la découvrirai cette femme... cette chaîne me conduira sur la trace de ton fils... et le serment que je viens de faire au mourant je le renouvelle devant toi, mon Dieu!... je jure, je jure... et maintenant. Seigneur, fais que ton regard me conduise, car il faut que je vive pour accomplir mon serment solennel! {Regardant Juliano.) Mais je ne puis le laisser ainsi mort et sans sépulture... Ces soldats vaincus par lui vont venir insulter à son cadavre... Une chapelle!... Oh! sainte Vierge!... {Il soulève Juliano.) Permets au moins que je puisse déposer au pied de ton autel le plus généreux et le plus brave. Il entre dans la chapelle en portant Juliano. Rodolpho
masqué entre par le fond en regardant au dehors.