SCENE \r
COSME, puis LA DUCHESSE.
COSME, seul avec désespoir et résignation. Étes-vous contens, frères Salviati?.., j'avais droit de mort sur votre enfant, et j'ai fait taire ma fureur légitime et sanglante... Oh! n'est-ce pas qu'à mon tour je viens d'avoir dévouement et courage?... N'est-ce pas que j'ai reçu profonde blessure au cœur, et que moi aussi je suis un martyr?... {Entendant du hruit.) Jlaisqui vient ici?
LA DUCHESSE, entrant par la porte à droite au
deuxième plan.
Juliano... c'est moi... Où donc es-tu?
LE DUC, la reconnaissant, ù part.
jSativa!
H se retire au fond.
NATIVA
Mais il n'est pas ici!... Est-ce qu'on m'aurait trompée ?(C/(ero/«an< at-ec inquiétude; elleaper' çoit le Duc.) Grand Dieu !... le duc de Médicis !
COSME
Oui, madame, le duc de Médicis, que vous avez trompé et qui vous a maudite.
LA DUCHESSE
Monseigneur, vous savez donc.,.?
COSME
Je sais tout, madame, et ce n'est pas votre juge " La scène doit être obscure jusqu'à la fin de l'acte.
que vous espériez trouver ici... vous veniez échanger avec le jeune homme des paroles consolantes et douces, et vous ne saviez pas y entendre prononcer votre sentence 1
LA DUCHESSE
Ma sentence !
COSME
Votre sentence, madame.
LA DUCHESSE
Et qu'ordonnez-vous, monseigneur ?
COSME
Que demain vous quittiez pour jamais le palais Médicis.
Vous me chassez!... Et Juliano?
COSME
Lui!... Je ne dois compte qu'à Dieu de mes projets, madame.
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