MAGASIN
je ne puis y croire... Oh! dites-moi, ma mère, que ce n'est pas mensonge...
LAZARE, s'avançant.
C'est la vérité, Juliano.
JULIANO , se retournant.
Lazare» ici!
I,A DUCHESSE
11 ne s'appelle plus Lazare, mais Raphaël Sal-
-viati.
JULIANO, courant à lui.
Le frère de Juliano, mon père !
LAZARE
Oui, mon enfant... mais pour un instant encore étouffe les battemcns de ton cœur... comme moi, comprime les élans de ta tendresse, car cette heure qui s'écoule doit être pour nous tous celle de la lutte et de la vengeance. [A la Duchesse.) Madame la duchese, Judaël vient d'arriver au palais... comme vous l'aviez prévu, îil s'est hâté de demander aux gardes s'ils avaient vu Lazare, et, lidèles à vos ordres, ils lui ont dit que jetais dans cette salle, ici, et que j'y étais bien seul... Il va venir m'y trouver sans retard.
LA DUCHESSE
Tiens, Juliano, viens.
JULL\NO.
Que voulez-vous donc faire?
LA DUCHESSE
Viens, je te confierai nos projets... tous nos projets, entends-tu?...
Je vous attends au rendez-vous.
LA DUCHESSE
Nous y serons tous, (^i Juliano.) Ta main, mon fils.
Ils sortent vivement par la draperie à gauclie.
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