X..., avec ses drames
Y..., avec ses chroniques.
Parmi les ridicules qui font vivre, on peut aussi placer le nez d'Hyacinthe et l'ami de madame N..., etc., etc.
Un ridicule bien porté devient une excentricité.
Le chapeau de X... flotte entre l'énigme et la merveille; sa nuance est indicible, sa forme indéfinis-
sable- Il prend parfois les airs de chapeau Gibus les plus réjouissants, où il affecte la désinvolture d'un accordéon déployé ; tombant tristement les jours de pluie, il se racornit fièrement au soleil. Les gens qui connaissent X... saluent ce chapeau avec toute la considération due à un ridicule honorable.
Au dernier handicap de la Marche, un jeune sportsman, emporté par son cheval, fit une chute horrible. Madame de G..., une femme du meilleur monde, oubliant toute considération, bravant tous les préjugés, y compris le marquis son époux, ordonna à son cocher de joindre l'infortuné jeune homme. Arrivée sur le lieu du sinistre, la pauvre marquise pleurait et se tordait les bras de désespoir ; il y avait bien de quoi. Son amant était là évanoui, sa tête sanglante reposait sur les genoux d'une vieille femme du peuple. Madame de G.., s'agenouilla devant l'infortuné et partit d'un immense éclat de rire. « Elle est folle ! » se dirent les specta-
teurs de cette scène étrange. — En France, on se croit toujours à la comédie. — Madame de G... n'était pas folle, elle venait seulement de remarqubr que la vieille femme qui tenait son amant était une marchande de tisane, et qu'elle avait ouvert son robinet sur le front du jeune patricien.
Ah! ridicule, voilà de tes coups!