‹ Le 14 juilletChapitre 12 sur 42 · DEUXIÈME OUVRIER · texte numérisé non relu

DEUXIÈME OUVRIER

Laissez ce. maniaque tranquille. Mais si vous avez bon cœur, mademoiselle, — et cela se voit dans vos yeux, — comment pouvez-vous défendre les brigands qui veulent notre mort ?

LA CONTAT

Ta mort, mon pauvre ami ! Qui parle de cela ?

UN ÉTUDIANT

Mais vous ne savez donc rien ? Tenez, voici une nouvelle lettre de l'homme de l'Autrichienne, le maréchal des jésuites, le vieil assassin, l'âne chargé d'amulettes, de reliques, de médailles, le de Broglie ! Savez-vous ce quil écrit ?

LA FOULE

Lisez ! Lisez î

l'étudiant Ils ont fait une conspiration. Ils veulent briser nos États Généraux, enlever nos députés, les jeter en prison, expulser notre Necker, vendre la Lorraine à l'Empereur pour avoir de l'argent et pour payer leurs troupes, bombarder Paris, écraser le peuple. Le complot est pour cette nuit.

GONCHON

Avez-vous entendu ? En avez-vous assez, ou vous en faut-il davantage encore pour vous secouer ? Merci de ma vie ! Est-ce que nous allons nous laisser égorger comme des cochons ? Ah ! nom de nom ! Ah ! nom de nom ! — Aux armes ! — Heureusement que nous avons un protecteur tout prêt, et qu'il veille sur, nous. Vive Orléans !

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