‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 128 sur 511 · La reine, ayant rencontré 3. Allusion à l'amour d'Anne · texte numérisé non relu

La reine, ayant rencontré 3. Allusion à l'amour d'Anne

Voiture sous les ombrages de Rueil d'Autriche pour Buckhingham.

et le voyant plongé dans une pro- 4. Charmes. Ce mot s'employait

fonde rêverie, lui demanda à quoi beaucoup plus souvent dans son

il pensait. Quelques moments après, sens propre, qui est incantation.

Voiture lui remettait ces vers. philtre magique.

Et ce que je puis profiter ^ En passant près de vous ma vie, Si vous pouvez si mal traiter Un 2 qui vous a si bien servie . . .

Je pensais à la plus aimable

Qui fût jamais dessous ^ les cieux ;

A l'âme la plus admirable

Que jamais formèrent les dieux ;

A la ravissante merveille

D'une bouche ici * sans pareille

La plus belle qui fût jamais ;

A deux pieds gentils et bien faits,

Où ^ le temple d'amour S3 fonde ;

A deux incomparables mains,

A qui !es dieux et les destins

Ont promis l'empire du monde ;

A cent appas, à cent attraits,

A dix mille charmes secrets ;

A deux beaux yeux remplis de flamme,

Qui rangent tout dessous ® leurs lois :

Devinez sur " cela. Madame,

Et dites à qui je pensais ^.

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