‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 127 sur 511 · On sait que les beaux esprits de Benserade · texte numérisé non relu

On sait que les beaux esprits de Benserade

Job, de mille tourments atteint, Vous rendra sa douleur connue, Et raisonnablement il craint Que vous n'en soyez pas émue.

Vous verrez sa misère nue ; Il s'est lui-même ici dépeint.

Accoutumez-vous à la vue D'un homme qui soufTre et se plaint

Bien qu'il eût d'extrêmes soufTrances, On voit aller des patiences Plus loin que la sienne n'alla.

Il souffrit des maux incroyables ; Il s'en plaignit, il en parla ; J'en connais de plus misérables.

Q T'A.,rr.,.o 4. Ses roses épandait. Épandait

d. 1. Aurore. ^^^ ^^^^^^ ^^ ^ ^2, n. 6.

L'onde, la terre et l'air s'allumaient à l'entour. Mais auprès de Philis on le prit pour l'Aurore, Et Ton crut que Philis était Fastre du jour ^

A LA REINE KEGEXTE »

Je pensais que la destinée, Après tant d'injustes malheurs.

Vous a justement couronnée De gloire, d'éclat et d'honneurs, Mais que vous étiez plus heureuse Lorsqu'on vous voyait autrefois, Je ne veux pas dire amoureuse, La rime le veut toutefois.

Je pensais que ce pauvre amour

Qui vous prêta jadis ses armes ^

Est banni loin de votre cour,

Lui, son arc, ses traits et ses charmes ^ ;

1. A la Belle matineuse de Voiture, plusieurs préférèrent celle de Malleville, que voici :

Le silence régnait sur la terre et sur l'onde; L'air devenait serein et l'Olympe vermeil, Et l'amoureux Zéphire, afTranchi du sommeil. Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.

L'Aurore déployait l'or de sa tresse blonde. Et semait de rubis le chemin du soleil ; Enfin ce Dieu venait au plus grand appareil Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde,

Quand la jeune Phylis au visage riant.

Sortant de son palais plus clair que l'Orient, Fit voir une lumière et plus vive et plus belle.

Sacré flambeau du jour, n'en soyez point jaloux,

Vous parûtes alors aussi peu devant elle

Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.

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