‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 181 sur 511 · LA VOLONTE · texte numérisé non relu

LA VOLONTE

Il n'y a point d'âme si faible qu'elle ne puisse, étant bien conduite, acquérir un pouvoir absolu sur ses passions.

... La volonté est tellement libre dans sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte...

Nos passions ne peuvent pas directement être excitées ni ôtées par l'action de notre volonté ; mais elles peuvent l'être indirectement par la représentation des choses qui ont coutume d'être jointes avec les passions que nous voulons avoir et qui sont contraires à celles que nous voulons rejeter. Ainsi, pour exciter en soi la hardiesse et ôter la peur, il ne suffit pas d'en avoir la volonté, mais il faut s'appliquer à considérer les raisons, les objets ou les exemples qui persuadent que le péril n'est pas grand, qu'il y a toujours plus de sûreté en la défense qu'en la fuite, qu'on aura de la gloire et de la joie d'avoir vaincu, au lieu qu'on ne peut attendre que du regret et de la honte d'avoir fui, et choses semblables. ^

[Les passions] sont presque toutes accompagnées de quelque émotion qui se fait dans le cœur, et par conséquent aussi en tout le sang et les esprits... Le plus que la volonté puisse

1. Requis à. Demandé à, exigé le Héros Cornélien et le <> Généreux » de. selon Descartes, dans Hommes et

Page 1