‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 189 sur 511 · STANCES DE GENEST · texte numérisé non relu

STANCES DE GENEST

Par quelle divine aventure,

Sensible et sainte volupté,

Essai - de la gloire future,

Incroyable félicité,

Par quelles bontés souveraines,

Pour confirmer nos saints propos

Et nous conserver le repos

Sous le lourd fardeau de nos chaînes.

Descends-tu des célestes plaines

Dedans ^ l'horreur de nos cachots ?

0 fausse volupté du monde, Vaine promesse d'un trompeur !

Ta bonace ^ la plus profonde N'est jamais sans quelque vapeur ^; Et mon Dieu, dans la peine ^ même Q'il veut que l'on souffre pour lui.

Quand il daigne être notre appui Et qu'il reconnaît que l'on l'aime.

Influe ' une douceur suprême Sans mélange d'aucun ennui ^.

Pour lui la mort ^ est salutaire.

Et par cet acte de valeur On fait un bonheur volontaire D'un inévitable malheur.

1. Le comédien Genest a été em- 5. Vapeur. Signe d'un orage proprisonné après sa conversion au chain.

christianisme, et il doit bientôt 6. Peine. Châtiment. Cf. p. 23, n. 13.

subir le dernier supplice. 7. /n/Zue. Fait couler, fait pénétrer.

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