‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 219 sur 511 · Lijodamon. Comédie de Scu- risant d'Aristote · texte numérisé non relu

Lijodamon. Comédie de Scu- risant d'Aristote

déry. Cf. p. 108. 7. Sous ombre. Sous prétexte.

déclamé contre moi, pour avoir tu ^ le nom de Tauteur espagnol, bien que vous ne l'ayez appris que de moi et que vous sachiez fort bien que je ne l'ai celé à personne, et que même j'en ai porté l'original en sa langue à Monseigneur le Cardinal, votre maître et le mien ; enfin vous m'avez voulu arracher en un jour ce que près de trente ans d'étude m'ont acquis ; il n'a pas tenu à vous que, du premier lieu, où beaucoup d'honnêtes gens me placent, je ne sois descendu audessous de Claveret - : et. pour réparer des offenses si sensibles, vous croyez faire assez de m'exliorter à vous répondre sans outrage, de peur, dites-vous, de nous repentir après, tous deux, de nos folies, et de me mander ^ impérieusement que malgré nos gaillardises * passées, je sois encore votre ami, afin que vous soyez encore le mien ; comme si votre amitié me devait être fort précieuse après cette incartade, et que je dusse prendre garde seulement au peu de mal que vous m'avez fait, et non pas à celui que vous m'avez voulu faire. Vous vous plaignez d'une Lettre à Ariste ^, où je ne vous ai point fait de tort de vous traiter d'égal, puisqu'en vous montrant mon envieux vous vous confessez moindre, quoique vous nommiez folies les travers d'auteur où vous vous êtes laissé emporter, et que le repentir que vous en faites paraître marque la honte que vous en avez. Ce n'est pas assez de dire: « Soyez encore mon ami», pour recevoir une amitié si indignement violée. Je ne suis point homme d'éclaircissement ^ ; vous êtes en sûreté de ce côté-là. Traitez-moi dorénavant en inconnu, comme je vous veux laisser pour tel que vous êtes, maintenant que je vous connais ; mais vous n'aurez pas sujet de vous plaindre quand je prendrai le même droit sur vos ouvrages que vous avez pris sur les miens. Si un volume d'06- 5eri?a^?"o7i5 ne vous suffit pas, faites-en encore cinquante; tant que vous ne m'attaquerez pas avec des raisons plus solides, vous ne me mettrez point en nécessité de me défendre ; et, de ma part ', je verrai avec mes amis si ce que votre libelle

^■jy^- «7''' (."• 1^" alléguant 5, Connue sous le nom çï lixcuse

que j ai tu. Cf. p. o4, n. 1 ^ ,-1^,,^^ (;f 214.

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