‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 26 sur 511 · Cette belle ode finale à Louis seille · texte numérisé non relu

Cette belle ode finale à Louis seille

XIII commence en ces mots : Donc, 8. Malice. S'employait dans un

etc. Malherbe a de ces brusqueries sens beaucoup plus fort, celui de majestueuses ; il débute bien, il en- méchanceté, de perversité.

Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice En leur punition.

Le centième décembre a les plaines ternies ^ Et le centième avril les a peintes de fleurs Depuis que parmi nous leurs brutales manies ^ Ne causent que des pleurs.

Dans toutes les fureurs des siècles de tes pères, Les monstres les plus noirs firent-ils jamais rien Que Tinhumanité de ces cœurs de vipères Ne renouvelle au tien ?

Par qui ^ sont aujourd'hui tant de villes désertes, Tant de grands bâtiments en masures changés Et de tant de chardons les campagnes couvertes, Que * par ces enragés ?

Lei sceptres devant eux n'ont point de privilè] Les Immortels eux-même ^ en ^ sont persécutés ; Et c'est aux ' plus saints lieux que leurs mains sacrilèges Font plus ^ d'impiétés.

Marche, va les détruire ; éteins-en la semence, Et suis jusqu'à leur fin ton courroux généreux Sans jamais écouter ni pitié ni clémence Qui te parle ^ pour eux.

Ils ont beau vers le ciel leurs murailles accroître,^" Beau d'un soin assidu travailler à leurs forts. Et creuser leurs fossés jusqu'à faire paraître Le jour entre les morts.

1. A les plaines ternies. A terni les plaines. Cf. p. 12, n. 5.

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