‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 324 sur 511 · ELEGIE AUX XYMPHES DE VAUX · texte numérisé non relu

ELEGIE AUX XYMPHES DE VAUX

Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes, Pleurez, nymphes de Vaux, faites croître vos ondes, Et que l'Anqueuil ® enflé ravage les trésors Dont les regards de Flore ont embelli les bords. On ne blâmera pas vos larmes innocentes ; Vous pouvez donner cours à vos douleurs pressantes ; Chacun attend de vous ce devoir généreux. Les destins sont contents ; Oronte ^ est malheureux. Vous l'avez vu naguère au bord de vos fontaines, Qui, sans craindre du Sort les faveurs incertaines, Plein d'éclat, plein de gloire, adoré des mortels. Recevait des honneurs qu'on ne doit qu'aux autels. Hélas ! qu'il est déchu de ce bonheur suprême ! Que vous le trouveriez différent de lui-même ! Pour lui les plus beaux jours sont de secondes nuits . Les soucis dévorants, les regrets, les ennuis ^,

1. La Fontaine fit, paraît-il, cette 4. A dorm/r. On sait quel goût LaFonépitaphe en 1659, trente-six ans taine eut toujours pour le sommeil, avant sa mort. 5. Vaux. Terre de Fouquet.

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