‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 328 sur 511 · Il est consacré à cette matière · texte numérisé non relu

Il est consacré à cette matière

faite à son ambassadeur. Va-t-en, Il s'y applique tout particulièrement ; disait-il au roi, c'est, en pareille matière, un exem-

Va-t-en punir l'orgueil du Tibre, etc. ple consacré.

déjà parlé de Henri IV dans mon élégie \ je ne voulais pas j)roposer à notre j^rinee de moindres modèles que les actions de clémence du plus grand personnage de l'antiquité. Quant à ce que vous trouvez de trop poétique pour pouvoir plaire à notre monarque, je le puis changer, en cas que l'on lui présente mon ode ; ce que je n'ai jamais prétendu. Que pourraient ajouter les Muses aux sollicitations qu'on fera pour vous ? car je ne doute nullement que les premières personnes du monde ne s'y emploient. J'ai donc composé cette ode à la considération du Parnasse '-. Vous savez assez quel intérêt le Parnasse prend à ce qui vous touche. Or, ce sont les traits de poésie qui font valoir les ouvrages de cette nature. Malherbe en est plein, même aux endroits où il parle au Roi. Je viens enfin à cette apostille où vous dites que je demande trop bassement une chose qu'on doit mépriser. Ce sentiment est digne de vous. Monseigneur, et, en vérité, celui qui regarde la vie avec une telle indifférence ne mérite aucunement de mourir ; mais peut-être n'avez- vous pas considéré que c'est moi qui parle, moi qui demande une grâce qui nous est plus chère qu'à vous. Il n'y a point de termes si humbles, si pathétiques et si pressants, que je ne m'en doive servir en cette rencontre. Quand je vous introduirai sur la scène ^, je vous prêterai des paroles convenables à la grandeur de votre âme. Cependant *, permettez-moi de vous dire que vous n'avez pas assez de passion pour une vie telle que la vôtre. Je tâcherai pourtant de mettre mon ode en l'état où vous souhaitez qu'elle soit ; et je serai toujours, etc.

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