Maynard avait suivi enitaliel'am- 3. Le Tibre
MAYXARD 43
Ou ne voit point tomber ni tes lis ni tes roses, Et l'hiver de ta vie est ton second printemps.
Pour moi, je cède aux ans, et ma tête chenue M'apprend qu'il faut quitter les hommes et le jour. Mon sang se refroidit, ma force diminue, Et je serais sans feu si j'étais sans amour.
C'est dans peu de matins que je croîtrai ^ le nombre De ceux à qui la Parque a ravi la clarté. Oh ! qu'on oira - souvent les plaintes de mon ombre Accuser ton mépris de m' avoir maltraité !
Que feras- tu, Chloris, pour honorer ma cendre ? Pourras-tu, sans regret, ouïr parler de moi ? Et le mort que tu plains te pourra-t-il défendre De blâmer ta rigueur et de louer ma foi ^ ?
Si je voyais la fin de l'âge ^ qui te reste. Ma raison tomberait sous l'excès de . mon deuil ; Je pleurerais sans cesse un malheur si funeste, Et ferais jour et nuit l'amour à ton cercueil.