‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 32 sur 511 · Montre. Signale. 5. Que. Dans lequel. Le relatif que · texte numérisé non relu

Montre. Signale. 5. Que. Dans lequel. Le relatif que

2. Elle avait perdu son mari. , s'employait au sens de dans lequel,

3. Prudence.Sagesse.Cf.p.22, n.lO. par lequel, avec lequel, en bien des

4. Courage. Cœur. Cf. p. 12, n. 14. cas où nous ne l'employons plus ainsi

2 LE XVIle SIECLE PAR LES TEXTES

C'est de tes jeunes ans que mon ardeur est née , C'est de leurs premiers traits que je fus abattu ; Mais, tant que tu brûlas du flambeau d'Hyménée, Mon amour se cacha pour plaire à ta vertu.

Je sais de quel respect il faut que je t'honore, Et mes ressentiments ne l'ont pas violé. Si quelquefois j'ai dit le soin ^ qui me dévore, C'est à des confidents qui n'ont jamais parlé.

Poui' adoucir l'aigreur des peines que j'endure, Je me j^lains aux rochers et demande conseil A ces vieilles forêts dont l'épaisse verdure Fait de si belles nuits en dépit du soleil.

L'âme pleine d'amour et de mélancolie, Et couché sur des fleurs et sous des orangers, J'ai montré ma blessure aux deux mers d'Italie ^ Et fait dire ton nom aux échos étrangers.

Ce fleuve impérieux ^ à qui tout fit hommage Et dont Neptune même endura le mépris A su qu'en mon esprit j'adorais ton image Au lieu de chercher Rome en ces vastes débris.

Chloris, la passion que mon cœur t'a jurée

Xe trouve point d'exemple aux siècles les plus vieux.

Amour et la Nature admirent la durée

Du feu de mes désirs et du feu de tes yeux.

La beauté qui te suit depuis ton premier âge Au déchn de tes jours ne veut pas te laisser. Et le temps, orgueilleux d'avoir fait ton visage, En conserve l'éclat et craint de l'effacer.

Regarde sans frayeur la fin de toutes choses ; Consulte le miroir avec des yeux contents :

1. Soin. Souci. Cf. p. 26, n. 10. bassadeur de France, M. de Noailles.

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