i Rien n'est plus beau, ni même j'aime. Cf. p. 20, n
394 LE XVIIe SIECLE PAR LES TEXTES
Chaque moment est cher pour moi.
Mais au sang qui nous joint je sais ce que je doi ^ ; Je ne puis vous laisser, sans une peine extrême.
Dans la douleur où je vous voi -.
Le grand cœur d'Amadis doit être inébranlable : Quel malheur peut troubler un héros indomptable ? Vainqueur des fiers tyrans et des monstres affreux...
AMADIS
J'aime, hélas ! c'est assez pour être malheureux.
FLORE STAX.
Sans cesse vous volez de victoire en victoire ; Votre grand nom s'étend aussi loin que le jour :
Si vous vous plaignez ^ de l'amour,
Consolez -vous avec la gloire.
AMADIS
Ah ! que l'amour paraît charmant !
Mais, hélas ! il n'est point de plus cruel tourment. Que je trouvais d'appas dans ma naissante flamme ! Que j'aimais à former un tendre engagement !
Je payerai bien chèrement Les trompeuses douceurs qui séduisaient mon âme.
Ah ! que l'amour paraît charmant ! Mais, hélas, il n'est point de plus cruel tourment.
J'ai choisi la gloire pour guide ; J'ai prétendu marcher sur les traces d'Alcide :
Heureux, si j'avais évité Le charme ^ trop fatal dont ^ il fut enchanté !
Son cœur n'eut que trop de tendresse ;
Je suis tombé dans son malheur ;
J'ai mal imité sa valeur,
J'imite trop bien sa faiblesse ^.
J'aime Oriane, hélas ! je l'aime sans espoir.
FLORE ST AN
EUe dépend d'un père ; elle suit son devoir.
1, 2. Je doi, je voi. Cf. p. 197, n. 3. 5. Dont. Par lequel. Cf. p. 11,