‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 356 sur 511 · Si vous vous plaignez. Si vous n · texte numérisé non relu

Si vous vous plaignez. Si vous n

avez à vous plaindre. 6. «Y a-t-il rien de plus noble et de

4. Charme. Au sens propre du plus beau que ces vers ? » (Voltaire, mot. Cf. p. 124, n. 4. Comment, sur Corneille).

Frontispice d'Amadis.

AMADIS

Oriane m'aimait ; je l'aimais sans alarmes.

FLORE ST AN

Que vous peut-elle offrir que ^ d'inutiles larmes, L'empereur des Romains sur son trône l'attend.

AMADIS

Je pourrais l'obtenir par la force des armes,

Si son amour était constant ; Et je croyais son cœur à l'épreuve des charmes

Du trône le plus éclatant.

Fut-il jamais amant plus fidèle et plus tendre, Fut-il jamais amant plus malheureux que moi ?

La beauté dont je suis la loi Me bannit pour jamais sans me vouloir entendre. Hélas ! est-ce le prix que je devais attendre

De mon amour et de ma foi !

Fut-il jamais amant plus fidèle et plus tendre, Fut-il jamais amant plus malheureux que moi ?

FLORE STAX.

Quand on est aimé comme on aime, C'est une trahison que de se dégager :

Mais c'est une faiblesse extrême D'aimer une inconstante et de ne pas changer. Vous serez plus heureux dans une amour nouvelle -.

AMADSI.

Oriane, ingrate et cruelle, M'accable de mortels ennuis^:

Mais j'ai juré de conserver pour elle Une amour éternelle.

Tout infortuné que je suis.

J'aime mieux être encor malheureux qu'infidèle.

{Ainadis, acte I, scène i.)

1. Que... que. Quelle autre chose 2. Une amour nouyeZ/e. Cf. p. 108,

que. Cf. p. 30, n. 4. n. ô.

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