S'émut. Cf. p. 288, n, 8. 6. Cette pièce fut composée en
4. La question quand. Construc- 1685. Lulli la mit en musique.
Tu rends le fils à sa tremblante mère ; Par toi la jeune épouse espère D'être longtemps unie à son époux aimé ;
De ton retour le laboureur charmé Ne craint plus désormais qu'une main étrangère Moissonne avant le temps le champ qu'il a sem Tu pares nos jardins d'une grâce nouvelle ; Tu rends le jour plus pur et la terre plus belle.
Mais quelle main puissante et secourable ^ A rappelé du ciel cette Paix adorable ?
Quel Dieu, sensible aux vœux de l'univers, A replongé la discorde aux enfers ?
Déjà grondaient les horribles tonnerres Par qui sont brisés les remparts ;
Déjà marchait devant les étendards Bellone, les cheveux épars,
Et se flattait - d'éterniser les guerres
Que sa fureur soufflait de toutes parts.
Divine Paix, apprends-nous par quels charmes ^ Un calme si profond succède à tant d'alarmes.
Un héros, des mortels l'amour et le plaisir, Un roi victorieux vous a fait ce loisir.
Ses ennemis, offensés de sa gloire, Vamcus cent fois et cent fois suppHants, En leur fureur de nouveau s'oubhants ^,
Ont osé dans ses bras irriter la victoire.
Qu'ont-ils gagné, ces esprits orgueilleux. Qui menaçaient d'armer la terre entière ?
Ils ont vu de nouveau resserrer leur frontière ; Es ont vu ce roc sourcilleux ^,
1. Onremarqueiciet dans quelques avait plus haut Bellone marchait. autres endroits de la même pièce, mais 3. C/jctrmes. Au sens propre. Cf. p. toujours après une pause, deux rimes 124, n. 4.
féminines difîérentes à la suite l'une 4. S'oubliants. Orthographe ar-
da l'autre. chaïque.