Et se flattait. Comme s'il y 5. Luxembourg
RACIXE 407
De leur orgueil l'espérance dernière, De nos champs fortunés devenir la barrière.
Son bras est craint du couchant à l'aurore : La foudre, quand il veut, tombe aux chmats gelés
Et sur les bords par le soleil brûlés : De son courroux vengeur, sur le rivage more, La terre fume encore ^
Malheureux les ennemis De ce prince redoutable !
Heureux les peuples soumis A son empire équitable.
Chantons, bergers, et nous réjouissons ^, Qu'il soit le sujet de nos fêtes.
De ces Ueux l'éclat et les attraits.
Ces fleurs odorantes.
Ces eaux bondissantes.
Ces ombrages frais.
Sont les dons de ses mains bienfaisantes.
Il veut bien quelquefois visiter nos bocages ; Nos jardins ne lui déplaisent pas.
Arbres épais, redoublez vos ombrages ; Fleurs, naissez sous ses pas.
O ciel, ô saintes destinées Qui prenez soin de ses jours florissants, Retranchez de nos ans Pour ajouter à ses années !
Qu'il règne, ce héros, qu'il triomphe toujours ; Qu'avec lui soit toujours la paix ou la victoire Que le cours de ses ans dure autant que le cours De la Seine et de la Loire.
Qu'il règne, ce héros, qu'il triomphe toujours Qu'il vive autant que sa gloire !
1. Allusion à l'expédition contre 2. Chantons... et nous réjouissons.
les Barbaresquesi Et réjouissons-nous. Cf. p. 21. n. 6.