Jean-Baptiste. 2. Lettres de Cicéron à un de ses amis
Vous ne lirez guère d'ouvrage qui soit plus utile pour vous former F esprit et le jugement. Mais surtout je vous conseille de ne jamais traiter injurieusement un homme aussi digne d'être respecté de tous les siècles que Cicéron. Il ne vous con\'ient point, à votre âge, ni même à persoime, de lui donner ce \Tlain nom de poltron, . . Vous auriez mieux fait de dire tout simplement de lui qu'il n'était pas aussi brave ou aussi intrépide que Caton. Je vous dirai même que. si vous aviez bien lu la vie de Cicéron dans Plutarque, vous auriez vu qu'il mourut en fort brave homme ^, et qu'apparemment il n'aurait pas fait tant de lamentations que vous, si M. Carméline lui eût nettoyé les dents. Adieu, mon cher fils... Quand vous m'écrirez, vous x:>ouvez vous dispenser de toutes ces cérémonies de Votre très humble serviteur. Je coruiais même assez votre écriture sans que vous soyez obHgé de mettre votre nom.
{Lettre à J.-B. Bacine,
du 4 octobre 1792).