‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 376 sur 511 · CONSEILS A SON FILS AINE · texte numérisé non relu

CONSEILS A SON FILS AINE

Je suis fort content de votre lettre, et vous me rendez un très bon compte de votre étude et de votre conversation avec M. Despréaux. Il serait bien à souhaiter pour vous que vous pussiez être souvent en si bonne compagnie, et vous en pourriez retirer un grand avantage, pourvu qu'avec un homme tel que M. Despréaux vous eussiez plus de soin d'écouter'que de parler. Je suis assez satisfait de votre version ; mais je ne puis guère juger si elle est bien fidèle, n'ayant apporté ici que le premier tome des Lettres à Atticus 2, au lieu du second, que je pensais avoir apporté ; je ne sais même si je ne l'ai point perdu, car j'étais comme assuré de l'avoir ici parmi mes Hvres. Pour j)lus grande sûreté, choisissez dans c^uelqu'un des six premiers livres la première lettre que vous voudrez traduire ; mais surtout choisissez-en une qui ne soit pas sèche comme celle que vous avez prise, où il n'est presque parlé Cjue d'affaires d'intérêt. Il y en a tant de belles sur l'état où était alors la Répubhque et sur les choses de conséquence qui se passaient à Rome.

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