‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 416 sur 511 · L'Église des Juifs. 3. Condamme. Au singulier, le · texte numérisé non relu

L'Église des Juifs. 3. Condamme. Au singulier, le

2. Citoyens. Concitoyens. Cf. p. pontife et le conseil ne taisant ici 131, n. 3. ' qu'un.

4fi4 LE AT//'- SIECLE PAR LES TEXTES

sa conscience ; le juste est condamné à mort ; le plus grand de tous les crimes donne lieu à la plus parfaite obéissance qui fut jamais ; Jésus, maître de sa vie et de toutes choses, s'abandonne volontairement à la fureur des méchants et offre le sacrifice C|ui devait être l'expiation du genre humain ^ A la croix - il regarde dans les prophéties ce qui lui restait à faire ; il l'achève et dit enfin : Tout est consommé. A ce mot tout change dans le monde ; la loi ^ cesse, ses figures ^ passent, ses sacrifices sont abolis par une oblation plus parfaite. Cela fait, Jésus-Christ expire avec un grand cri ; toute la nature s'émeut : le centurion qui le gardait, étonné ^ d'une telle mort, s'écrie qu'il est vraiment le Fils de Dieu ; et k s spectateurs s'en retournent frappant leur poitrine. Au troisième jour il ressuscite; il paraît aux siens, qui l'avaient abandonné et qui s'obstinaient à ne pas croire à sa résurrection. Ils le voient, ils lui parlent, ils le touchent, ils sont convaincus. Pour confirmer la foi de sa résurrection ^, il se montre à diverses fois et en diverses circonstances. Ses disciples le voient en particulier, et le voient aussi tous ensemble : il paraît une fois à plus de cinq cents hommes assemblés. Un apôtre, qui Fa écrit, assure que la plupart vivaient encore dans le temps qu'il ^ l'écrivait. Jésus-Christ ressuscité donne à ses apôtres tout le temps qu'ils veulent pour le bien considérer, et, après s'être mis entre leurs mains en toutes les manières qu'ils le souhaitent, en sorte qu'il ne puisse plus leur rester le moindre doute, il leur ordonne de porter témoignage de ce qu'ils ont vu, de ce qu'ils ont ouï et de ce qu'ils ont touché. Afin qu'on ne puisse douter de leur bonne foi, non plus que de leur persuasion, il les obUge à ^ sceller leur témoignage de leur sang. Ainsi leur prédication est inébranlable ^, le fondement en est un fait positif, attesté unanimement par ceux qui l'ont vu. Leur sincérité est justifiée par la plus forte épreuve qu'on puisse imaginer, qui est celle des tourments et de la mort

1. LJexpialion du genre humain. 6. La foi de sa résurrection. La Le genre humain fut racheté par ce croyance à sa résurrection, sacrifice. 7. Que. Dans lequel. Cf. p. 41,

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