‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 438 sur 511 · PREMIERE PARTIE DU SERMON SUR LA PENSEE DE LA MORT · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE DU SERMON SUR LA PENSEE DE LA MORT

Pour amortir le feu de nos passions, il faut commencer par les bien connaître ; et, pour les connaître parfaitement, dit saint Chrysostome, il suffit de bien comprendre trois choses ; savoir, que nos passions sont vaines, que nos passions sont insatiables, et que nos passions sont injustes. Qu'elles sont vaines, par rapport aux obj'ets à quoi ^ elles s'attachent ; qu'elles sont insatiables et sans bornes, et par là incapables d'être jamai satisfaites et de nous satisfaire nous-mêmes ; enfin, qu'elles sont injustes dans les sentiments présomptueux qu'elles nous inspirent, lorsque, aveuglés et enflés d'orgueil,

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