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Indiscrètes. Sans discernement. n

522 LE XV lie SIECLE PAR LES TEXTES

qui appartiennent à la politique, à l'art militaire, à la jurisprudence, à la philosophie et à la théologie. La plupart même des arts mécaniques ne leur conviennent pas ; elles sont faites pour des exercices modérés. Leur corps, aussi bien que leur esprit, est moins fort et moins robuste que celui des hommes. En revanche, la nature leur a doimé en partage l'industrie ^, la propreté - et l'économie, pour les occuper tranquillement dans leur maisons.

Mais que s'ensuit-il de la faiblesse naturelle des femmes ? Plus elles sont faibles, plus il est important de les fortifier. N'ont-elles pas des devoirs à remplir, mais ^ des devoirs qui sont les fondements de toute la vie humaine ? Ne sont-ce pas les femmes qui ruinent et qui soutiennent les maisons, qui règlent tout le détail des choes domestiques, et qui, par conséquent, décident de ce qui touche de plus près à tout le genre humain ? Par là, elles ont la principale part aux bonnes ou aux mauvaises mœurs de presque tout le monde. Une femme judicieuse, apphquée et pleine de rehgion, est l'âme de toute une grande maison ; elle y met de l'ordre pour les biens temporels et pour le salut. Les hommes mêmes, qui ont toute l'autorité en pubhc ^, ne peuvent par leurs délibérations établir aucun bien effectif, si les femmes ne leur aident à l'exécuter.

{De V éducation des filles, chap. T^r.)

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