Sur. A l'occasion de. espérer, avec de
4. Cette revue. Elle se fit au camp 9. Un bonnet. CoilTure des drade Compiègne en 1698. gons.
5. En récit du cheval. En conver- 10. Le fit danser. S'amusa de lui. sation au sujet du cheval. 11. Lui. Lauzun.
si à propos ^, se répand en actions de grâces et s'en va vite chez lui dépêcher un de ses gens à Paris pour lui rapporter un chapeau gris. Le matin de la revue, j'allai au lever du roi, et, contre sa coutume, j'y vis M. de Lauzun y demeurer, qui -, avec ses grandes entrées ^, s'en allait toujours quand les courtisans entraient. J'y vis aussi Tessé avec un chapeau gris, une plume noire et une grosse cocarde, qui piaffait * et se pavanait de ^ son chapeau. Cela, qui me parut extraor- Idinaire, et la couleur du chapeau, que le roi avait en aversion, rme frappa et me le fît regarder, car il était presque vis-à-vis de moi, et M. de Lauzun assez près de lui, un peu en arrière. Le roi, après s'être chaussé et avoir parlé à quelques-uns, avise enfin ce chapeau. Dans la surprise où il en fut, il demanda à Tessé où il l'avait pris. L'autre, s' applaudissant, répondit qu'il lui était arrivé de Paris, cf Et pourquoi faire ? dit le Roi.
— Sire, répondit l'autre, c'est que Votre Majesté nous ^ fait l'honneur de nous voir aujourd'hui. — Eh bien! reprit le roi de plus en plus surpris, que fait cela pour un chapeau gris ?
— Sire, dit Tessé, que cette réponse commençait à embarrasser, c'est que le privilège du colonel général est d'avoir ce jour-là un chapeau gris. — Un chapeau gris ? reprit !e roi, où diable avez-vous pris cela? — M. de Lauzun, Sire, pour qui vous avez créé la charge, me l'a dit... — Lauzun s'est
' moqué de vous, répondit le roi un peu vivement : croyez-moi, j envoyez tout à l'heure^ ce chapeau au général des Prémontrés^.» Jamais je ne vis homme plus confondu ^ que Tessé : il demeura les yeux baissés et regardant ce chapeau avec une tristesse et une honte qui rendit la scène parfaite.