‹ Le 17e Dix-septième siècle par les textes, morceaux choisesChapitre 83 sur 511 · Avette. Abeille. de naître · texte numérisé non relu

Avette. Abeille. de naître

Chloris, chantant, les mène paître Parmi ces coteaux verdissants.

Les oiseaux, d'un joyeux ramage, En chantant semblent adorer La lumière qui vient dorer Leur cabinet ^ et leur plumage.

La charrue écorche la plaine ; Le bouvier, qui suit les sillons, Dresse de voix et d'aiguillons - Le couple de bœufs qui l'entraîne.

Alix apprête son fuseau ; Sa mère, qui lui fait la tâche Presse le chanvre qu'elle attache A sa quenouille de roseau.

Une confuse violence Trouble le calme de la nuit, Et la lumière avec le bruit Dissipe 1" ombre et le silence...

Les bêtes sont dans leur tanière, Qui ^ tremblent de voir le soleil.

L'homme, remis par le sommeil, Pveprend son œuvre coutumière.

Le forgeron est au fourneau ; Ois '" comme le charbon s'allume !

Le fer rouge, dessus ^ l'enclume.

Etincelle sous le marteau.

Cette chandelle semble morte ; Le jour la fait évanouir '.

1. Cabinet. Proprement, chambre 3. Qui lui mesure la quantité de retirée. On dit encore un cabinet de chanvre à filer.

verdure. 4. Qui. Cf. p. 14, n. 7.

2. De voix et d'aiguillons. Par la 5. Ois. Entends. Du verbe ouïr. voix et par les aiguillons. Cf. p.ll,n.2 6. Dessus. Sur. Cf. p. 18, n. 5. et p. 18, n. 2. 7. La fait évanouir. Cf. p. 19,n. 6.

Le soleil vient nous éblouir ; Voir qu'il passe au travers la porte ^ !

Il est jour : levons-nous, Philis ; Allons à notre jardinage, Voir s'il est, comme ton visage, Semé de roses et de lis.

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