LA SOLITUDE
Dans ce val solitaire et sombre, Le cerf, qui brame au bruit de l'eau.
Penchant ses yeux dans un ruisseau, S'amuse à regarder son ombre.
De cette source une Naïade Tous les soirs ouvre le portai •^ De sa demeure de cristal Et nous chante une sérénade.
Les nymphes que la chasse attire A l'ombrage de ces forêts Cherchent les cabinets ^ secrets Loin de l'embûche du satyre.
Un froid et ténébreux silence Dort à l'ombre de ces ormeaux, Et les vents battent les rameaux D'une * amoureuse violence.
L'esprit plus retenu ^ s'engage Au plaisir ^ de ce doux séjour, Où Philomèle nuit et jour Renouvelle un piteux ' ramage.
1. Au travers la porte. S'employ- 5. Plus retenu. Le plus retenu. Cf. ait concurremment avec à travers la p. 30, n. 8.
porte et au travers de la porte. 6. S'engage au plaisir. Se laisse