‹ Le 19e Dix-neuvième siècle par les textes; morceaux choisisChapitre 37 sur 305 · Aucun, Employé comme pro- 2. Ne Va cru. N'a cru qu'il fût · texte numérisé non relu

Aucun, Employé comme pro- 2. Ne Va cru. N'a cru qu'il fût

nom ; archaïsme. mort.

BÈRANGER 49

Ton indigence, qui m'honore,

Ne m'a point banni de leurs bras ;

Tous ils sont prêts à nous fêter encore :

Mon vieil ami, ne nous séparons pas.

A ton revers j'admire une reprise :

C'est encore un doux souvenir.

Feignant ce soir de fuir la tendre Lise,

Je sens sa main me retenir.

On te déchire, et cet outrage

Auprès d'elle enchaîne mes pas.

Lisette a mis deux jours à tant d'ouvrage : ,

Mon vieil ami, ne nous séparons pas.

T'ai-je imprégné des flots de musc et d'ambre

Qu'un fat exhale en se mirant ?

M'a-t-on jamais vu dans une antichambre

T'exposer au mépris d'un grand ?

Pour des rubans la France entière

Fut en proie à de longs débats.

La fleur des champs brille à ta boutonnière : Mon vieil ami, ne nous séparons pas.

Ne crains plus tant ces jours de courses vaines

Où notre destin fut pareil.

Ces jours mêlés de plaisirs et de peines,

Mêlés de pluie et de soleil.

Je dois bientôt, il me le semble.

Mettre pour jamais habit bas.

Attends un peu, nous finirons ensemble : Mon vieil ami, ne nous séparons pas '.

1, t Mon habil est une des clian- heureux d'expression. VA pourtant

sons qu'on aime le plus A citer. On je ne puis ni'empécher de noter

en a retenu le retrain et des vers quelques mauvais vers, des expres-

charmants. C'est trt^s joli de motif. sions vagues et communes. • (Sainte-

trùs spirituel d'idées, quelquefois très Heuve, Lundis, t. II.)

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