En signe de deuil. 2. Pris. Inh'rccptés
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux, C'est vous qui le savez, sublimes animaux 1 A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse, Seul, le silence est grand ; tout le reste est faiblesse. — Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur ^, Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au cœur !
Il disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive, A force de rester studieuse ^ et pensive. Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté. Gémir, pleurer, prier, est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche Dans la voie où le sort a voulu t'appeler. Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler ^. » {Les Destinées, Œuvres complètes ; Ch. Delagrave, éditeur.)