ACTE II, SCÈNE X
M. DE FORLIS.
Un abbé !
LE BARON
Mais, de grâce...
M. DE. FO RLIS.
Qu’on eût mis dans ma chambre un militaire, passe : Mais un petit collet me déloger ainsi!
LE BARON
Je n’ai pas cru, d’honneur, vous voir sitôt ici ;
Il m’est recommandé d’ailleurs par des personnes Qui peuvent tout sur moi.
Tes excuses sont bonnes.
LE BARON
Mais si vous le voulez, monsieur, absolument,
Vous pourrez aujourd’hui prendre mon logement ;
Ou bien, comme l’abbé part dans l’autre semaine,
Et que de nos façons il faut bannir la gêne,
Vous logerez plus haut.
M. DE FORLIS.
Oui, je t’entends, baron :
Et pour le coup je vais coucher dans le donjon.
LE BARON
Vous êtes mon ami.
M. DE FORLIS.
La chose est plus choquante :
Mais tout mon dépit cède à ma faim qui s’augmente. Viens; dans ce moment-ci, si tu veux m’obliger, Loge-moi vite...
LE BARON
Où donc?
M. DE FORLIS.
Dans ta salle à manger.
L’HOMME DU JOUR