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SCÈNE I. — LE BARON, LE MARQUIS

LE BARON

Le Forlis, par bonheur, fait la méridienne;

Je respire. Entre nous, son amitié me gêne.

Sa fille doit parler à l’objet de vos feux.

LE MARQUIS

Je vous suis obligé de vos soins généreux.

LE BARON

L’affaire est en bon train.

LE MARQUIS

Il est vrai, je commence A me flatter, monsieur, d’une douce espérance,

LE BARON

Je suis charmé de voir que vous pensiez ainsi.

LE MARQUIS

La joie enfin succède au plus affreux souci.

Je ne puis exprimer le plaisir que je goûte :

On n’imagine point jusqu’où va. .

LE BARON

Je m’en doute.

Non, non, vous ignorez combien il est flatteur.

Je ne sais quoi pourtant m’arrête au fond du cœur.

LE BARON

Comment ! votre âme encore est- elle intimidée?

LE MARQUIS

Oui, tromper un ami révolte mon idée.

Et je sens que je blesse au fond la probité.

LE BARON

Marquis, encore un coup, cessez d’être agité ;

Elle n’est point blessée en des choses semblables.

LE MARQUIS

fîn est-il où ses droits ne soient point respectables? Et ne doit-elle point régler en tout nos pas?

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