‹ Le babillardChapitre 275 sur 356 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

Dont mon âme, monsieur, puisse payer la vôtre.

LE MARQUIS

J’en espère, madame, et j’en demande un autre. f Pour l’obtenir, j'embrasse vos genoux.

Non, non, marquis, arrêtez-vous.

Cette posture est une offense.

LE MARQUIS

Je ne puis concevoir la crainte où je vous voi, L’hommage le plus pur...

LA COMTESSE

Ne peut l’être pour moi

LE MARQUIS

Tant de rigueur a lieu .de me surprendre. Madame, je croyais que le fils de Gléon Aurait reçu de vous un traiment plus tendre.

LA COMTESSE

Je vous l’avoue avec confusion,

Je me vois, malgré moi, dans l’obligation D’être ingrate à l’égard du père,

Et pour le fils d’être encor plus sévère.

LA MARQUIS

Donnez-moi, par pitié, cette explication.

CID ALISE

Je n’entends rien à ce mystère.

Aujourd’hui tout le monde est extraordinaire.

LA COMTESSE

Marquis, Léandre est votre ami :

Il sait l’obstacle qui m’enchaîne.

Il peut vous l’expliquer, et je le lui permets.

LE MARQUIS

Non, il ne le fera jamais;

Et j’ai fait, près de lui, plus d’une instance vaine. Instruisez-moi vous-même, il me sera plus doux De m’en voir informé par vous.

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