‹ Le babillardChapitre 276 sur 356 · I.A COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE

De cet aveu, Léandre, épargnez-moi la peine,

LÉANDRE

De votre bouche il convient qu'il l’apprenne.

LE MARI GARÇON

LA COMTESSE

Par vous, plutôt, il doit être éclairci,

Ce n’est plus le temps de vous taire.

Vous savez mon secret. Parlez donc, mon mari,

LE MARQUIS

Son mari ! Qu’entends-je ? O ciel.

LÉ AND RE

Oui,

C’est le mot de l’énigme , et, sous le nom du frère, L’époux s’est caché jusqu’ici.

Monsieur parle à présent sans voile et sans mystère, Et l’on voit clair dans son esprit.

LA COMTESSE

Il est temps à vos yeux que je me justifie.

LE MARQUIS

Léandre est votre époux ! Par ce mot tout est dit.

Je ne m’en prends qu’au soi t qui lui seul nous trahit.

CID ALISE

L’aventure est vraiment singulière et jolie.

Que je me sais bon gré de n’ètre point partie !

Il me tarde d’aller en faire le récit.

Quel plaisir !

LE MARQUIS

Et de trois. Une fille, une femme,

Une veuve... qui ne l’est point.

Il est, il est écrit, qu’unique dans ce point,

Je brûlerai toujours, sans que jamais mon àme Puisse le dire à l’objet qui m’enflamme!

LA COMTESSE

Gidalise, dans ce malheur,

Est la seule personne aimable Qui peut vous consoler.

Je suis inconsolable.

CID ALISE

Pour moi, je me console, et même d’un grand cœur, Pourvu que l’incident ne rompe pas la fête.

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