‹ Le babillardChapitre 316 sur 356 · ÉRASTE, ORONTE, LÉANDRE, ÉLIANTE, LUCINDE, MARTON, FRONTIN · texte numérisé non relu

ÉRASTE, ORONTE, LÉANDRE, ÉLIANTE, LUCINDE, MARTON, FRONTIN

ÉRASTE

Oui, mon bonheur dépend d’être votre neveu.

Jugez de mon amour, puisqu’il fait cet aveu.

LE SAGE ÉTOURDI

ÉLIANTE

II m’étonne en effet! Que ma nièce prononce,

Mon sentiment sera conforme à sa réponse.

ORONTE

Elle doit le choisir; mais à condition

Que pour mieux cimenter cette heureuse union,

Il va prendre une charge, et remplir son mérite. L’Etat y doit gagner, et tout l’en sollicite.

ÉRASTE

Pour obtenir sa main, à tout je me soumets.

LÉANDRE , à Lucinde.

La France vous sera redevable à jamais.

ÉLIANTE, à Lucinde.

Acceptez-vous monsieur? Rompez donc ce silence, Répondez.

LUCINDE

Ma tante... Oui, pour le bien de la France.

LÉANDRE, à Éliante.

Ce miracle, pourtant, c’est moi qui l’ai produit;

De cette tête folle il est le sage fruit.

J’attends de cet effort la juste récompense.

Elle est en votre main. Votre âme encor balance? Mais vous ne pouvez plus reculer mon bonheur.

Mon père, mon amour, tout parle en ma faveur.

ORONTE, à Éliante.

Formez ce double nœud.

La raison...

ELIANTE.

Le puis-je avec décence?

LÉANDRE

Est pour moi.

ÉLIANTE

Le peu de convenance...

ORONTE

La différence d’âge est faible entre vous deux.

Et d’un second hymen le ridicule affreux.

LÉANDRE

D’une humeur trop sévère, oh ! vous donnez des preuves.

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