‹ Le babillardChapitre 340 sur 356 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BELFORT, LE MA.RQUIS, LA FLEUR

LA FLEUR, à Belfort.

Ah! je touche à mes derniers instants ! Monsieur, vite au secours, ne perdez pas de temps-, Mon maître, pour le coup, est dans la frénésie : Arrêtez sa fureur, ou c’est fait de ma vie.

BELFORT, arrêtant le marquis.

Quel est donc ton dessein? Qui cause ces transports ï

LE MARQUIS

Un trop juste sujet. Laisse, au travers du corps, Laisse que je lui passe à l’instant mon épée.

LA FLEUR

Dans le noir vertige, dont sa tête est frappée,

Il est homme à le faire et sans ménager rien.

LE MARQUIS, à Belfort.

N’arrête plus mon bras.

LA FLEUR

Monsieur, tenez-le bien

BELFORT

Dis-moi donc le sujet du courroux qui t’anime.

LE MARQUIS

Après l’avoir puni je t’apprendrai son crime.

LA FLEUR

Ah ! c’est contre les lois.

BELFORT

J1 a raison, Marquis.

Informe-nous du moins de ce qu’il a commis.

Par ses soins généreux, ma femme vient d’apprendr Qu’on veut me marier; et sans vouloir entendre Ce malheureux secret qui nous pèse à tous deux,

Elle m’ordonne, ami, d’abandonner ces lieux.

LA FLEUR

Monsieur, en conscience. Eh! pouvais-je le croire? Ce que vous me contiez? Cette bizarre histoire.

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