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SCÈNE III

ARLEQUIN

Avec tout son savoir, ah ! que mon maître est bête I La frayeur à la fin lui tournera la tête ;

Qu’il m’a frappé d’un coup que j’ai fort sur le cœur ! Me battre pour siffler par pure inadvertance !

Que n’en puis-je au parterre aller prendre vengeance? A messieurs mes pareils pourquoi l’interdit-on ?

Je sifflerais alors, mais sur un joli ton :

Quel plaisirpour vingt sous de huer comme un diable I Je rendrais pour le coup son rêve véritable.

Il veut être caché dans cette occasion,

Mais pour mieux me venger je nommerais son nom,

Et je dirais tout haut : La pièce est de Clitandre, Epargnez-vous, messieurs, la peine de l’entendre,

Il croit avoir produit quelque chose de beau ;

Mais l’ouvrage est un monstre, et l’auteur un bourreau.

L’AUTEUR SUPERSTITIEUX

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