‹ Le baccalauréat et les études classiquesChapitre 2 sur 7 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

L'heure présente m'a paru propice pour re-

etieillir en ce petit volume les articles que fat

I publiés de 1895 à 1898 au Journal des Débats

<• cette grave qîiestion des Réformes scolaires

1 qui préoccupe aujourd'hui l'opinion publique et

le Parlement.

Je les réimprime dans leur ordre chroiiolo-

qique, sans modifier aucune de mes critiques à

l'adresse du baccalauréat et des programmes

I de teriseignement classique littéraire, le seul

I auquel je me sois attaché.

Je n'en retire pas davantage le moindre grain d'ironie ; l'ironie est une arme française d'un emploi fort efficace.

Je n'éprouve aucun embarras à recûjmaitre yite plusieurs de ces pages ont une vague sa-veur de satire. Et je sais bien aussi que quelques personnes y signaleront t esprit de réaction, que d'mttres y découvriront des tendances réoolutîonnaires. Je souhaite seulement que les lecteurs désintéressés y reconnaissent, à côté de beaucoup de bonne volonté, un peu de bon sens. C'est encore là une vertu française, qu'on ne sati- ■ rait trop remettre en honneur.

Sur un point important, mon dernier article, qui date du iî octobre Î898, n'est plus d'accord avec le programme. Ils'agissait alors de la conclusion, en philosophie, de renseignement tout nouveau de la géologie introduit en cinq-uième, repris et continué en seconde.

Le conseil supérieur avait accepté et le ministre avait sanctionné celte surcharge nouvelle des études classiques. Mais, dans la classe de philosophie, il s'agissait de démontrer la doctrine transformiste, tout en étudiant quelques curiosités telles que « les insectes de la houille. » Or, Fédition dernière du u Plan d'Eludés » ne dit plus un mot de Dœnuin et

I de sa grande théorie. Elle mentionne seule- %tnent un programme discret de paléontologie ^ Vallant des invertébrés des temps primitifs à l'ihomme. Les insectes de la houille s'y trouvent [toujours.

On a compris, évidemment, que ta philoso- I pkie de cette noble tcience est une matière d'en- \,seigneme?tt supérieur, excellente pour les uni- I versités, bien prématurée pour les collèges. Ce- Vpendantje n'ai pas retranché trois lignes à ?non r article et je n'ai pas davantage mentionné dans mies pages précéderttes rentrée inattendue de la Théologie en cinquième et en seconde.

ta valeur réelle de ces modestes coupures M détachées d'un journal est d'apparaître comme I documents historigues. Les soubresauts imprél vus et trop fréquents des programmes ne sau- I raient les modifier.

LE BACCALAUREAT

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