CONCLUSIONS
I. Il est péremptoirement démontré que le bacillus coli communis présente, dans ses divers spécimens, des variètés naturelles établissant des transitions insensibles entre le type Escherich et le type Eberth.
IL. On a pu également obtenir expérimentalement ces variations naturelles reproduisant ces types de transition.
III. Ces variations, naturelles ou artificielles, s’observent non seulement pour les caractères tout d’abord considérés (dimensions, mobilité, aspect macroscopique des cultures),m ais encore pour les caractères plus importants tirés de la formation de l’indol et de la présence des cils.
IT. On a observé des variations même dans le pouvoir zymotique à l’égard des sucres. La propriété de faire fermenter la lactose, considérée comme distinctive du type Escherich et comme en étant le caractère absolument spé-
= PL cifique, s’est montrée elle-même susceptible de variations étendues.
V. Portant particulièrement notre attention sur ce caractère, nous avons vu nous-même qu’on pouvait le faire varier dans de larges limites, par l’action de conditions diverses, notamment de la dessiccation et de la chaleur.
VI. Le pouvoir de ferment pour la lactose, vu sa variabilité, ne nous paraît donc pas devoir être considéré comme une différence spécifique entre le bacillus coli et le bacille d’'Eberth.
VII. Les variations observées, quel qu'étendues qu’elles soient, ne sont cependant pas suffisantes pour constituer autant d'espèces que de types observés ou obtenus expérimentalment. L’espèce « bacillus coli » subsiste. Mais ce microbe ne peut plus être défini aussi étroitement qu’il l’a été; il comprend des variétés multiples parmi lesquelles il est légitime de faire entrer le type dit bacille d’Eberth.
Vu, bon à imprimer," LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE,
ARLOING. Vu, bon à imprimer, POUR LE DOYEN, Vu, bon et permis d'imprimer, L’ASSESSEUR, POUR LE RECTEUR, ET PAR DÉLÉGATION LÉPINE,