INFLUENCE DES CONDITIONS PHYSIQUES EXTÉRIEURES
La présence ou l'absence d'oxygène n'exerce pas d'influence sur la marche du phénomène : la rapidité de multiplication des ultramicrobes et la durée de la lyse sont les mêmes en aérobiose ou en anaérobrose.
Par contre, comme il fallait s'y attendre, l'influence de la température est marquée.
Exp. — Trois tubes d'émulsion de bacilles de Shiga sont inoculés, chacun avec un dix millionième de cm^ d'une culture de Bactériophag'e. Ces tubes sont placés^ le premier vers 8», le second à 220, le troisième à 870.
EmulsîoQ à 80 : Aucune lyse après 24 h. ; lyse complète après i5-i6 jours. Le nombre de germes bactério phases est à ce moment de 180 millions par cm^ ; le nombre de germes inoculés était de 20 à 25 par cm^.
Emuisîon à 220 : la multiplication commence après 3 h., passant* de 20 k 75 germes par cm^;après5 h. 8.000; après 8 h., iQO.ooo.Lyse complèteaprès 25 h. : 780 millions d'ultramicrobes par cm^.
Ëmulsion à 370 : numération des germes bactériophages après 2 h., 210 par cm^ ; 3 h. 1/2, 10.000; 5 h., 200*000; i3 h., lyse parfaite : 1.700 millions par cm^.
Entre 37** et 4i® Tallure du phénomène ne présente pas de variations appréciables. Entre 4i® et 44® la lyse est de moins en moins complète, et cela pour deux raisons : le développement des ultramicrobes est de moins en moins actif et le nombre de bacilles tués par suite' de l'élévation de la température est de plus en plus élevé, les bacilles susceptibles d'être attaqués et par conséquent dissous, sont donc de moins en moins noipbreux. Pourtant les passages en série du Bactériophage à 44" sont encore possibles. L'ultramicrobe se cultive à plus haute température que le Bacille dysentérique dont le développement cesse vers 43®.
Somme toute la température eugénésique pour le Bactériophage est la même que pour la bactérie, ce qui est logique, puisque toutes les expériences nous ont montré que plus une bactérie est normale mieux elle est attaquée.