ACQUISITION DE LA RÉSISTANCE
hypothèse que je n'ai malheureusement pas eu le temps d'étudier comme il aurait convenu : le sujet est tellement vaste que j'ai préféré consacrer mon temps à des expériences touchant le rôle du Bactériophage plutôt que de m'attacher au côté morphologique de la question. Je soumets donc simplement cette hypothèse, qui s'appuie sur des observations, aux savants particulièrement compétents en matière de recherches morphologiques.
La nécessité de l'intervention d'une bactérie pour la production des asques chez certains champignons ( i ) est un fait connu en mycologie. Le même fait se produirait-il pour les bactéries résistant au parasitisme (2)?
L'hypothèse que j'émets est d'autant moins invraisemblable que pour Shaundinn la sexualité est un caractère fondamental de la matière vivante ; il a observé chez B, biitschlii et B. sporenema (en plus du mode de reproduction ordinaire par division transversale), une reproduction par autogamie, ce qui implique une sexualité rudimentaire : dans Tautogamie, ce sont en effet des éléments nécessairement différenciés qui se fusionnent. D'après Shaundinn la perte de la sexualité chez les bactéries serait l'indice d'une dégradation survenue à la suite d'une adaptation au parasitisme. Suivant l'hypothèse que j'émets, il se produirait un retour à la reproduction sexuée sous l'influence du parasitisme subi et comme moyen de défense. La reproduction sexuée serait donc extrêmement fréquente in vivo, aussi fréquente en fait que l'est, dans l'organisme, la lutte entre le Bactériophage et des bactéries. Nous verrons dans la seconde partie de cet ouvrage que cette lutte est continuelle.