‹ Le bal d'ouvriersChapitre 10 sur 15 · BASSINET , M°»« DE REVEL · texte numérisé non relu

BASSINET , M°»« DE REVEL

M™« DE REVEL

Eli bien î INIonsienr , je vous attends.

BASSINET

Pardon , charmante Pauline -, je vous ai invite'e. . . c'est vrai... mais c'était un prétexte, c'était une frime... je voulais simplement avoir avec vous un léger colloque.

M™« DE REVEL

Qu'avez-vous à me dire ?

BASSINET

Ae devinez -vous pas ce qu'un jeune homme aimable, doit avoir l\ dire à la beat té?

M™« DE REVEL , à part.

Comment, et lui aussi ?De'cidément je fais desconquêtes... Du moins celui-là, avecsonair bête , est bien plus amusant. BASSINET, à part.

Ça paraît lui faire plnisir , j)oursuivons. ( Haut. ) Séduisante Pauline! je vais vous parler sc'rieusementj je sais «pj'Auguste vous courtise.

M™o ])E REVEL,

Qui , moi ? Ah i par exemple.

BASSINET

Il n'y a pas de par exemple, c'est visible. . . Mais je vous avertis qu'il ne vous convient pas, sous touS les ra])ports.

M™« DE REVEt.

M. Auguste a donc bien des défauts?

BASSINET

Du tout. . . il n'a peut - être que trop de qualite's, voila son inconvénient... en un mot. Si vous Taioiiez, ce serait vous préparer un repentir amer, et des regrets infiniment plus amers. . . Infiniment plus amers.

M°^^ DE REVEL

Que m'importe? je ne pense pas à lui.

BASSINET

Vraiment?... Oliîquel Loulieur!... moi qui suis son rival . . . car je suis son rival.

M™^ DE REVEL

Vous, le prétendu d'Olympe?

BASSINET

Je ne le suis plus. Olympe me fait des f.trces , je déplore sa conduite; la pitié a succédé à l'amour. . . Mais je tiens à Ja remplacer j votre air pudique et timide a fixé n^on choix 1 oui , c'est vous, Pauline! c'est toi , fille vertueuse, qui vas régner désormais ! . . .

M™^ DE REVEL

Je vous en prie, modérez-vous.

BASSINET

Tu ne peux pas aimer un incormu , c'est clair, mais je vais me faire connaître. . . Je ne parle pas du pliysi(jue, le physique est devant tes yeux.

]M">o REVEE.

Il est très-bien. . .

B-XSSINET.

Oh!... Eh bien! oui; il est trrs-birn.. . mais je possède des trésors plus véritables : je suis armurier, j'ai des économies, un cœur sensible , et vingt-trois fusils à piston î

i\l™° i)K REVFL, rianl.

Ah! ah! ah!

ah!

BASSINET

Vous riez ?

M"»*^ DE RKVEL.

Ah! ah! ah! ah! ah!

BASSINET

Voyez - vous la gaillarde. . . elle rit. . . Ah ! tu ris , friponne ! Eh hirn ! jaiiue mieux ça , ça me met tout do suilr à mon aise. ( ^^ v'r/.Y/;/fc- Vi-rs clU-. )

M"* DE REVEL

Monsieur , finissez , ou j'appelle !

BASSINET

Ab î petite luronne , tu te moques de moi . . . îl faut que je t'embrasse, rien que pour t'appprendre. . .

( // cherche à Vembrasser; madame de Recel se débat en

criant : )

M™e DE REVEL.

Ah ! mon dieu , à quoi me suis- je expose'e? Finissez ! finissez , Monsieur!

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