‹ Le bal d'ouvriersChapitre 15 sur 15 · SCENE XXI · texte numérisé non relu

SCENE XXI

LES MÊMES, BASSINET sortant vwetnent de la première

porte à droite,

BASSINET

Monsieur Autrustel monsieur Auguste!... Ah! vous voila î ça ne peut pas se passer comme çn , monsieur, jnsqu ici j'ai respecte votre incognito , mais il faut que j'cchite... Apprenez tons que monsieur n est pas un ouvrier.

CROCEARD , ridtit.

Ah ! ah ! ah ! nous le savons aussi bien ({ue loi.

BASSINET

Vous le savez! tiens, mais c'est «gd , ce que vous ne savez pas, c'est qu'il n'est \c\\\\ ici que pour seduiie nos mères, nos femmes et nos épouses; c'est surtout à Oiymi'C qu'd eu veut.

OLYMPE

A moi?

BASSINET

Oui, perlitlel j^ai des preuves. D'abord il a dansé avec vous plusieurs fois. . . Je n'ai rien dit, je l'ai surpris cjui vous embrassiât, j'ai tole'ré la chose. . . mais il ne s'est pas contente' de ça; vous allez voir jusqu'où il pousse la séduction !

AUGUSTE , à part.

Ce pauvre Bassinet , il me fait vraiment de la peine*

BASSINET

Toul-à-riieure , j'étais à la cuisine. . . je tenais la qneuc de la poêle... J'entends chuchoter dans la chambre de mademoiselle, je quitte la queue et j'entr'ouvre la porte. . . je ne vois personne; j'entre, et qu^est-ce que je trouve, u\î cachemire !

TOUS

Un cachemire!

CROCHAED.

Un cachemire Ternaux?

BASSINET

Non, un cachemire adultère.

CROCHARD

Fabrique très-connue.

AUGUSTE

Et tu peux me soupçonner. . .

BASSINET

C'est un lissu dhorreurs ! . . .

OLYMPE

Allons, taisez-vous , vous perdez L» tele.

Va , fen)me inlidèlc. . . tu ne probteras pas de ta trahison î ( Elei^aul le cncheiiiirc c/a'il auaû jusiju' alors cache derrière lui.) Le voilà, ce schall accusateur... c'est à tes veux que je vais le mettre en pièces. ( // le dc'çeloppe pour U- déchirer. )

ivi™*= DE REVEL^ vivcifient,

O ciel! lEon cachemire.

AUGUSTE

Qu'entends- je 7 quoi, c'est à vous!...

BASSINET

C'est à toi , Pauline ?

M™® DE REVEL

Je me suis trahie.

AUGUSTE

Quel soupçon!

M"° DE REVEL, à part.

Allons , il faut se déclarer. {F/aut.) Monsieur Auguste, madame de Revel a bien des reproches à vous faire j vous deviez la voir dans un autre bal , et c'est ici qu'elle vous rencontre.

AUGUSTE

Quoi , c'est vous !

BASSINET

Il se pourrait! Je reste anéanti.

Convenez du moins que le bonheur va trouver ceux qui no courent pas après lui.

Air d'Yelva.

Alais cej.end.int il faut cncoro , 'Mndnine , Qu'à ce bonheur vous daii^iiiez conseulii

MAD- DE REVEL

Eh bien! Monsieur, je serai votre fèmni • Rien ne m'empêche ici dVu convtMiir.

Oui , sans détour , je puis i'airc o.oiiuaîln" Que mon c(>oux est le tils d'un ban(|uter Je n'avouerais à personne peut être , Ce que mon cœur pensait «le l'<'uvrirr,

lîASSINl T.

Pauline... în veux dire, niadnnu', rn vous rrnilant votre (achcniirc, il me reste à vous demander p irdon de finelijtjps petites incunsr^|ucnces. . . Vous s.ivrz. tantôt... Ali!dam\,. je ne vous connaissais pis j mais m jamais

j'ai le plaisir de vous reucoatrer , soyez sûre que je mV prendrai autrement.

M™^ DE REVEL

Je vous en dispense, monsieur Bassinet.

BASSINET , à part Elle a beau dire... je parie qu'an fond elle m'aime beaucoup.

OLYMPE

Qu'est-ce que vous dites ?

Ah! c'est vous, papillon femelle!

OLYMPE

Est-ce que nous ne faisons pas la paix?

BASSINET

Soit, faisons la paix, mais préparons-nous à la guerre.

M™® CAGIN.

Eh bien ! Madame , voulez-vous sortir, à présent?

CROCHARD

Sortir, et la clef?

M*"^ CAGIN. ^

J'en avais une autre.

CROCHARD

Ces diables de femmes ! elles ont toujours deux clefs.

M°^e j)2 REVEL.

Mes amis , nous ne nous quitterons pas ainsi. . . Pauline a encore promis une contredanse à M. Anguste.

AUGUSTE

Allons , vive la joie ! . . . Monsieur Crochard , vous pouvez faire des entrechats maintenant, je vous vous donner 1 exemple !

CROCHARD

En avant!. , . une ronde "énërale!

VALDEVILLE.

u4ir (lu ycudeilile de la Reuue de Paris.

11 iaut qu'où s'amuse , K'iiitlloiis-nous eu train

Soudain ; T.e monde , qui s'use , Peut finir demain.

TOUS

Il faut qu'on s'amuse , etc.

AUGUSTE

Plus d' diplomatie , Prenons un parti i La Pologn' nous crie :

Franc'I voici l'enn'mi!

TOUS

Il faut qu'on s'amuse, etc.

jVIAD. CAGIN'.

J'voudrais , je Vconfesse ; Car j'ai dTambition , Etre la papesse D'monsieur Saint-Simon,

TOUS

Il faut qu'on s'amuse , etc.

CROCHARD

L'Ilali' qui s'arme , Compose un tulti ; V.W fait un vacarme Digne de Rossini.

TOUS

Il faut qu'on s'amuse , etc.

RASSINET.

La liherlL' Hotte Sur tous les remparts :

Je n'sais c'qu'ell' marmolle Chez les Savoyarils !

TOUS

Il faut qu'on s'amuse, etc.

OLYMPE

Moi , j'aim' ce qui tranche j Viv' le rojige et l'hleu !

Fi d'ia couleur hlanche , C'est l'jusle milieu.

TOUS

Il faut qu'on s'amuse , etc.

MAD. DE REVEL, OU Public.

Critique sévère , Silence aujourd'hui ; La classe ouvrière A besoin d'appui !

TOUS

Il faut qu'on s'amuse , R'mettons-nous en train

Soudain ; Le monde , qui s'use , Peut finir demain.

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