‹ Le bal d'ouvriersChapitre 14 sur 15 · CHOEUR · texte numérisé non relu

CHOEUR

Quoi? ce jeune liomme Est uu mouchard?

CROCHARD

Faut qu'on l'assomme, Et sâus retard.

TOUS

Assommons le moucliard.

( Tous les ouvriers stwancent sur Auguslt, )

AUGUSTE , ncuianl quelques pas et fTune i ci. i forte. Un moment, un moment, Messieurs, qnc diable'... Le Bal. ^

on n'.issoninie pas les gens sans les entendre. . . Je ne Stûs qui a pu vous faire croire. .. Mon costume, peut être, je n'ai pas l'habitude de le porter... car je ne suis pas ouvrier...j'en conviens...

TOUS

Ah !.. .

AUGUSTE

Mais ça n'empcche pas d^être honnête homme. . . Vous pouvez prendre des renseigneniens sur moi, chez M. DeviUiers, rue de Pro>ence,n°. 2i.

CROCHARD

M. Devilliers. . .

M™« DE REVEL

Qu'entends- je?

CROCHARD

Je connais un banquier de ce nom^-là.

AUGUSTE

C'est mon père.

M"'" DE REVEL, à pari.

Serait-il vrai?

TOUS

C'est un mensonge.

CKOCUAPD.

Laissez-moi faire je vais le mettre au pied du mur,

vous îdlez le voir au pied du mur. . . Monsieur, puisque vous êtes le fils putatif de M. Devilliers , vous savez sans doute pour qui il m'a fait meubler une chambre il y a trois mois dans la rue du tleîder.

AUGUSTE

M. Crochard, un fils doit fermer les yeux sur les faiblesses paternelles.

CROCHARD

C'est juste! ... il a dit la vérité, c'est lui-même. . . Réparation complète.

M™° DE REVEL, à part.

Ah! je respire, . .

CROCHARD

La chambre était destinée à une petite danseuse.

A u G u ST E , VinlcrrompatU .

De pareils dét.iils en ma présence. . .

CROCHARD

Oh 1 il n'y a plus de dangers, c'est la personne dont j*..i racheté les meubles, comme je vous le disais; la nymphe est partie avant-hier pour Saint-Pétersbourg , où eîle va attraper les broyards et le jNicolas-morZ/i/5.

AUGUSTE

A la bonne heure î . . .

OLYMPE, à pari.

C est un homme riche; c'est donc pour ça que je le

trouvais si aimable!

CROCHARD

Je ne vous en fais pas moins mes excuses. . . car nous vous devons des excuses ^ Touvrier est violent, mais il est honnête.

AUGUSTE

Il y a cependant parmi vous une personne envers laquelle je suis coupable... Heureusement mademoiselle l'auliiie est aussi bonne que jolie, et j'espère encore.

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