L’O F F I C I ER
Air. ' C'.ft chez. vous.
C^Uoi c’efl vous !
Ah je jouis du bonheur le plus doux
Henriette froidement .
Quoi c’eft vous /
Air. V ai paffé deux jours fans vous voir.
J’ai refié long-tems fans vous voir ,
Dans ces jours de trifleflè ,
Vous ne devez pas m’en vouloir O ma chere Maître A;
Je craignois hélas pour mon Roi ,
Ec mon cœur n’étoit plus à moi.
Menuet de Roland.
Quelle froideur extrême ,
\ij
J’excufe votre- oubii ,
Je ne crovois pas même Vous revoir aujourd'hui.
Air. noté N°. 2.
Je vous aimois Plus que jamais ,
Mais
( Pardonnez-le moi )
Le premier amour d’un François „ Eft l’amour de Ton Roi.
Air. C'efi une excuf\
j’ai partagé votre douleur Fie croyez pas que de froideur Ici je vous accufe Tout François avec vous gémit Et {2 crainte qui me iaitîc Fait votre exciife,
Air. Ejf-il â: plus dmces odeurs..
Qui doit plus que nous k chérir }
Ce Roi digne dfenvie ,
Ne fongeoit qu’à nous feeourir Prêt à perdre la vie ,
Nos cœurs font pénétrés d’amour Pour un Roi qui nous aime Que nous eût importé le jour S’il eue péri lui-même*
l’Q FF! Cï ER,
ÂlR» Monficur lé Prexîk des Marcherais»
Pour le bonheur de Tes Sujets Le Ciel le rend à nos foubaks Plus notre ami que notre maître 9 Louis , échape du danger Il croit jouir d’un nouvel être Pour nous chérir & nous venger.
Henriette,
Air. Giïsllot eft rnon ami.
Peut-on payer allez Cette heureufe nouvelle Tous nos maux font pâlies Je me livre à mon zélé Vous me rendez mon cher Si.,, fi fatisfaite »
Que fi vouliez d’Henriette Un bai fer ,
On ne pourrait vous le refufer, l’O f f i c i e r,
Air. Ah fi f avais connu M. âe Câlinât.
Accordez-donc encor un prix à mon amour Scachez que l’ennemi fuit loin de ce féjour.
El E N R I E T T E.
Qu’ils relient , nous bravons leurs efforts fuperflus Ce ferait pour Lou i s un triomphe de plus.
Air. Faut-il qu'une fi belle plante.
D1 une fanté pour nous fi chere Notre hymen aujourd’hui dépend Calmons la crainte de mon Pere Il n’attendoit que cet inflant En rendant la joie à fon ame Il va couronner notre flâme.
Air. D,? tous les Capucins du monde .
Mais nous en croira-t’il encore Pour ce Roi , que fon cœur adore Il ne ceflede s’affliger.
Son inquiétude efl extrême Vous favez qu’après le danger On craint encor pour ce qu’on aime.
Air. Bacchus difoit pour m exciter a boire .
ïl nous croira , la nouvelle eft certaine , Plusieurs Couriers viennent la confirmer
H enriette.
Eh pourquoi donc nous lailTer dans la peine , Vous auriez dû plucôt m’en informer ,
Air. A préfs nt je ne dois plus feindre .
Je vous cherchois pour vous l’apprendre
Henriette.
Venez, venez , c’efltrop attendre Nous ferions déjà mariés.
Refrain,
Que de momens perdus ( bis.) Ah que je les regrette.
( Cor de Chajfe . )
2,’ O F F I C I E Kk
Fanfare de Choify.
J'entends encor un Courier Qui vient nous la publier  Moniteur Franchman il faut * Courir l’apprendre au plutôt Qui peut donc vous arrêter ?
Henriette»
Demeurons pour écouter.