SCENE III
L'OFFICIER , HENRIETTE * L E COURIER , précédé de deux Corsde-C halle , & fuivis de la Populace,.
ee Courier.
Air. Morgue Pierrot fans bonne chance*
Affurez vous Peuple fideîle.
Nôtre Roy n’efl plus en danger ,
Et vous ne devez plus fonger Qu’à faire éclater votre zélé ^
Vive le Roi .
JJ fi JlftflODUUIVü,
( Avec le Peuple. )
Vive le Roi ,
Le Ciel diffipe notre effroi.
Une Allemande.
Air. Il faudrait pour faire un tombeau*, Kous pourrons donc le voir enfin ,
Deuxième Allemande*
Ah l’heureufe nouvelle ,
Troifiéme Allemande.
Notre Reine aufli viçndra-t’elle ,
Quatrième A lle mande.
Verrons-nous aufîi-le Dauphin,.
La première Allemande.
Air. Comme deux Sceaux dans un plût s*
Pour notre Roi ,
N’efi-il plus rien à craindre ,
La deuxième Allemande.
Dites-le moi ?
La troifiéme Allemande Parlés de bonne foi ?
( Tontes enfembles.)
ST
Première Allemande.
S’efl-il montré pour rajfurer fort Peuple 9 V ' avez-vous vu vous même 9
Deuxieme Allem and e.
La Reine vous a-’ elle paru bien joyeufe ?
N' a- P elle plus a ail arme s ?
Troifième Allemande.
Les Habita?? s de Metz, ont-ils déjà fait Des Fêtes pour fa Convalefccnce
Quatrième Allemande.
Eh mon cher Monfîeur , la dites-nous , Sincèrement efi-il entièrement rétabli*
Ne nous fatez-vous pas ?
le Courier.,
Suite de P Air ci-dffus .
Je vous parle fans feindre ?
Oui , oui cent fois , oui le fait eft certain 9 Voulez-vous me tenir jufqu’à demain matin*
Air. Nous reviendrez pas avec nous*
Oh s’il faut que je vous écoute 3
Je n’aurai jamais fait avec vous ,
Je n’ai mangé ni bu fur la route.
Tous les Bourgeois.
Vous viendrez boire avec nous, {ter.)
ee Courier.
Air. AC en brave Capitaine.
EH laiflèz-moi de grâce f Tout-ci , tout çà ,
Tout cela me laflè ,
Eh ! laiffez-moi de grâce ....
Un Bourgeois.
Comment vous êtes fatigué de nous entendre »
i e Courier.
Je ne le fuis que trop.
De courrir le galop ,
Pa ta ti , pa ta ta , pa ta trop.
Air. noté N°. 3.
Je me mets à peine à crier ,
Oh hé , oh hé , oh hé ,
Que chacun au fouet du Courier ,
Oh hé j oh hé , oh hé ,
LE BAL
Tombe fur moi comme grêle»
Tout le monde s’en mêle ,
Que dit-il ? que dit-on ?
Pa ta ti , pa ta ton ,
Comme leur langue trotté,'
Pour achever de me laffer ,
Vingt femmes venoient pour rn’embraffer Je n’ai pû m’en débaraffer Qu’en leur laifïànt ma botce,
Henriette»
Air. De necejfitê necejfitante .
Reliez , reliez , & foyez tranquille t De la part des Bourgeois de la Ville 9 Je vois venir un fort honnête homme 2 Pour vous préfenter le Vidrecome.
DE STRARBOURG.
ïf
, SCENE ï V.