B A BICHON, NICOQEME, L’OFFICIER HENRIETTE , UN SUISSE
x e Suisse courant après Nicoâeme .
Air. Tes beaux yeux ma Nicole ,
Lions entrir téore ,
N I CODEME.
De grâce Iailïèz-nous.
i e Suisse.
Toi rironnir encore ,
Sri Pal n’eft pas pour vous ,
N icodemï.
Si l’on fait cette Fête ,
Pour tous les bons Sujets ,
J’y ai droit plufque perfonne ,
Car j’aime le Roi, mieux qu’tous.
le Suisse.
Air. Tant de valeur- Si toi me tire davantache ,
Que t’aimir le Roi plis que moi , De mon libarde par mon foi Moi chel tuïr ta perfonnache.
À i R : Si vous voulez, que je vous h ai Ce. L’Amour que cbafre pour ton Maître , M’afoir rendu de fes Sujets ;
Tout l’Etranchir qui le connoître , Âfoir t’apord la cœur François.
A i r : Carillon de Mèluzjne.
LaifTez , îaifTèz ces bonnes Gens.
Henriette.
Que demandez-vous , mes enfans ?
£3 LE BAL
Nicodeme.
Air: J'ai la plus méchante femme»
Je m’appelle Nicodeme ,
Et vlà ma mi Babichon ;
Elle eB à préfent ma femme,
Ec puis mai j’fuis fon mari :
Nous avons quitté la Flandre,
Pour fçavoir comme le Roy va Ça va bien , j’en fuis fart aife ,
Nous venons l’attendre ici.
 ï r : Pierrot , qui ef~ce qui t'arrête»
JTaime mieux que s’il étoit mon frere^ Et mieux que ma mi Babichon ;
Elle n’en ert point jaloufe,
Car el’ l’aime auffi mieux qu’moi ; Nous voulons le voir encor ,
Pour le prendre pour modèle ;
Elle Sc rnoi nous voulons faire Un enfant qui lui reffemble ,
Beau , bien fait , plein de courage.
Comme lui,
Babichon,
"Air. J'ai la plus méchante femme »
De plus , i’veux encor un filte »
Fais tout comm’ tu l’entendras; J’veux qu’ell’ relTemble à la Reine 3 Chacun viendra l’admirer J’veux un p’tit cadet encore ,
Plein de charmes , plein d’efprit,
Au Dauphin qu’il foit femblable s Le Roy fera fon Parrein.
A i R : Pierrot ejiiefl-c e qui P arrête.
Je n’lui demandons point d’finance , Je n’voulons que fon amitié ,
Et c’eft la plus grand’richeffe Que nous voudrions avoir.
Car il ne nous manque rien ;
Notre pré peut nous fufïïre , Demandez à Nicodême,
Quand on a l’coeur à l’ouvrage ,
Et loi fqu’on vit bien enfemble ,
C’efl: c’qui faut.
Henri ette.
Air : Le Confite or.
LaifTez-les , ce font nos amis ;
Leur zele ne nuit point au vôtre ,
Camarade, il leur efi permis
D’avoir un cœur comme le nôtre.
Le Suisse.
Hé pien , danfir tous deux pour moi , Chel va poir en l’honneur du Roy.
VA DDE VI LLE , Noté N°. 5.
1. O u t ici partage & infpire Les plailirs dont nous jouiJTons ; On voit la Sageiïe fourire A nos plus badines Chanfons :
La Folie accourt à nos fons , C’efl la Raifon qui l’attire :
En ce jour tout femble permis ,
Nos craintes ceflènt ,
Nos plaihrs renaiffent Avec la Santé de Louis.
Henriette.
Dans l’indolence & la triflefïe je voyois couler mon Printems , Et le devoir à la tendrefle Déroboit les plus doux momens ; Le pîaifir qu’en ce jour je lens , N’allarme plus la Sageflè ;
Le plus tendre Amour m’ell permis; Mes ennuis ceflènt ,
Et mes pbifirs naiilent Avec la Santé de Louis,
D'un Amant qui van toit fa flamme je n’éprouvois que la hoideur.
Le feu qui brûle dans mon aine Aujourd’hui paffe dans ion cœur ; 11 mérite & fent fo-n bonheur; L’Amour enfin le réclamé.
Comme l’un de ces Favoris :
Mes ennuis , &rc.
Dans un ennuyeux efclavage j’ai vécu ju'qu’à ce moment ;
Ma Mere, autrefois fi fauvage.,
Eft forcie avec un Amant ; je fuis l’exemple de Maman,
De mon cœur je fais ufage ,
De la liberté je iouis :
Mes ennuis ceflent , 5cc„
De ma femme l’humeur fauvage Aivoit effarouché l’amour Pendant dix ans oc d’avantage Je l’ai cru perdu fans retour Mais hier au déclin du jour 11 égaya mon ménage Enfin nous voilà bons amis Les plaintes ceflent , &c.
le Suisse.
Le Pmi hêtre ein pon Camarade.
A fon Santé j’afre ’bû tant ,
•Qu enfin ne hêtre plus malade.
Et j’en fuis le caufe pourtant ;
Que fli pon Prince fifre autant Que chel poir de coups rafade :
Çà , que tous les pons Réjouis Chantent ma gloire ,
Chel veux touchours poire Puifque ça fait fifre Louis»
H ENRIETTE an Public. .
Air. Les filles de notre Villaga
Quand nous ozons faire paraître L’ardeur de chanter notre Maître Vous encouragez nos Auteurs ,
Mais leur zélé plufque l’ouvrage
A mérité votre fuffrage
Et nos fuccès font dans vos cœurs.