L OFFICIER, LE COURIER
M. Frenchman.
Air. Nous avons pour vous fiitisfaire.
O N ne craint donc plus pour fa vie ?
Quel tranfporc ! quel plaifir je fens 1 Ma vieillefTe eft ragaillardie,
J’en fuis plus jeune de vingt ans.
Premier Nouvelliste.
Air: Nous fommes Précepteurs eT Amour»
Vaincu par le feul nom du Roy ;
Au bruit de fa Convalefcence ,
L Ennemi fuit faifi d’effroi.
Et par-tout triomphe la France.
Deuxième Nouvelliste-
Air : Chargement pique i’apétit
J’ai des nouvelles d Hongrie.
Premier Nouvelliste.
Moi de Piémont <5e d’Italie.
Troifiéme Nouvelliste.
On m’écrit fouvent de Menin.
Deuxième Nouvelliste.
J’ai correfpondance à Berlin.
Air: Tant d ■ valeur & tant de charmes » Le Roy de Pruffe & notre Maître,
Par les Armes fe font unis.
Ils font bien plus, ils font amis.
Ec fous deux méritent de l’être.
Air. Nom fommes précepteur d’ amour*
Ces Rois ont eu dans leur Traité ,
Contre tant de complots finiftres.
Pour Politique l’Equité Et leur SagefTe pour Miniftres.
M. Frenchman,
A i r : ha Bcfogne.
Et de la Flandres qu’en dit-on ?
Le deuxième Nouvelliste.
Tout ira bien dans ce Canton.
Bon , qu’efl-ce que l’on appréhende ?
Le Comte de Saxe y commande.
Henriette.
Air Nous fommes précepteur dé amour l Tout nous répond de Tes fuccès.
La France ne l’a pas vû naître,
Mais quoiqu’il ne foit pas François,1 Il a bien le cœur fait pour l’être.
I*bl
LE BAL
Le Courier.
Air. No n je ne ferai pas
Clermont , qui devant Furne a fignalé fa gloire. Pour un objet plus cher dédaigne la Vidoire :
Le péril de fon Roy fufpend tous fes Exploits ;
11 connoît la terreur pour la première fois.
Premier Nouvelliste.
Air. Tout roule aujourd'hui dans le minds*
Malgré les Alpes , l’Italie ,
Voit enfin , nos braves François ,
Troifiéme Nouvell iste.
Eh bon ! quel compte c’eft folie ,
On n’y pénétrera jamais :
Premier Nouvelliste.
Nous fommes déjà dans les plaines
M. F lt E N C H M A N.
Le Pafiage en ed garanti Contre toutes forces humaines ,
Premier Nouvelliste.
3Spn pas contre le Grand Çonti.
DE STRASBOURG. 4-j
Air. Un jour le malheureux Lifandre.
Le François avide de gloire Etonne 6c force le deflin Trois fois on le rappelle en vain ,
Il n’écoute OjUe la Viétoire 11 en arrache le Laurier Poitou regarde fans plier De fes morts les roches couvertes 11 brave le plomb meurtrier Il devient plus fort par fes pertes Et fubfifle encore tout entier.
Le Courier.
Air. Du bas en haut.
Du bas en haut ,
Le F rançois gravit 6c s’accroche Du bas en haut ,
Il s’élance & livre l’afiàuc L’Ennemi court de roche en roche 3 De nos Soldats Il fuit l’approche Du haut en bas.
Henriette.
Air. Nous jouiffo'is dans nos hameaux.
Par des Danfes 6c par des Jeux
B ni]
LE BAL
Paris marque Ton zélé Chaque nuit par de nouveaux feuiç Le jour fe renouvelle ,
L’arc épuife tous Tes fecours Pour ce brillant hommage »
Mais le cœur trouvera toujours A faire davantage.
M. Frenchman.
Air. Faut-il quarte Jî faible plante* S’il efl vrai tout ce qu’on m’affure Mes Enfans je comble vos vœux , Votre hymen ne fe peut conclure „
Sous des aufpices plus heureux ,
Mais commençons par voir la Fête Que ppur le Roi Strafbourg apprête.
Henriette.
Air. J’ai fait jouer un bal mon coufïn
On die que c efl un Bal ,
Sans égal ,
J’y veux mener la Danfe ?
Tout flatte en ce grand jour Mon amour ,
Et les vœux de la France, v
Vive le Roy Amis fuivés-moi ,
Déjà la Fête commence»
Troisième Nouvelliste les arrêtant ,
Air. regretter Paris .
Mais avant tout écoutés-moi ,
Je vais lire une Pièce,
Que j’ai fait en l’honneur du Roi s M. F R E N C H M A N,
Le Sujet m’interrefle ,
Deuxième Nouvelliste.
Air. Voici le jour folemnel.
Moi j’ai fait une Ode auffi ,
La voici.
Troifiéme Nouvelliste.
Avant je lirai la mienne... [il lit.)
Air. Quel état douloureux ,
j Quel fpeclacle inhumain Je vois T ajjreufe Parque ,
Venant fes ci féaux a la main Pour l’avoir bravée à Menin 3
Wml oir trancher les jours dit plus parfait Monarque ~ La f oudre gronde. . . .
HenrieîïE .lui arrachant fon Ode.
Air. De tous Ls Capucins du monde .
Allez Meilleurs, les faifeurs d’Ode ,
Allez rimer aux Antipodes r Louis doit rire des efforts De votre bizarre génie ;
La crainte qu’on eut de fa mort ?
Fait mieux l’éloge de fa vie.
lis fortent. La S cens change & rêprêjènte un l'un iïïmrûm pour le bal.
LE BAL