‹ Le bal du prisonnier, comédie-vaudeville en un acte. Par Léon Guillard et Adrien Decourcelle. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Gymnase, le 27 octobre 1849Chapitre 6 sur 13 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

BAUDELOT, seul^ gai etmml Il faut avouer que je siiis un heureux mortel ! et que la providence me traite en enfant gâté. Un autre aurait été fusillé sur place ou jeté dans un noir cachot!... Un cachot? Allons doue ! c'est bon pqur les malfaiteurs. Un salon pour M. le comte! .. Des chaînes? Fi donc! M. le comte n'a-t-il pas donné sa parole? Mais M. le coi^te pourrait s'ennuyer, tout seul... Comment faire -pour Vamnseï? {Ritômnelk.) Comment! rien de plus facile : chantons, dansons, festoyons! Marions-nous tout exprès pour divertir M. le comte. Vous daignerez boire notre vin, n'est-ce pas? CertaimenU Danser avec nous? Comment donc! Faire la cour à nos femmes^... N'en doutez pasi... A la mariée? Qui sait! Dieu me damne !... on se croirait au temps du bon plaisir. Air : Enfants, n'y touchez pas, (Clapisson.) Déjà du bal J'entends la ritournelle, ^ii/ iil ,f; £t son joyeux signal ; Y«r8 le plaisÎT m'appelle.

Oui, de par moi, Le cœur de la plus belle Yade i'apiour subir la douce loi.

Allons, jeunes filleUes, Pour moi point de rigueur; Mes instants goût comptés, ne soyez point coquettes, Donnez-moi votre cœur Pour mon dernier honheur !

Mais Martin tarde bien... Ah l le voici!

scExNE X. a

HAMELIN. \\ \

Amélie !

AMÉLIE

Je vous ai refusé àyous-même tout à Theure, mon ami...

BAUDELOI.

Le capitaine ne sera pas jaloux d'un bonheur qu'il a le temps de retrouver, tandis que moi...

AUBLiE, à part.

Ah I c'est affreux 1

BAUDELOT, qui a fait quelqties pas dans le bal. Je demande pardon à ces dame§ et surtout à ces messieurs, mais le bal languit: les figurps §ont tristes et rêveuses... Quoi, messieurs! ces dames sont belles, pi vpus n'êtes pas empressés? Quoi, mesdames! ces messieurs i^e sont pas galants et vous le souffrez ?... Et vous, citoyens de Torchestre, faut-il vous apprendre les airs nouveaux?.... Eh bien, il faut jouer : j4dieu, vendanges, et la vçtlse de la reine de Prusse! [A un domestique.) Et toi, mon brave, que fais-tu là, penche tristement sur ton plateau?... ton champîgne va s^échauffer, mon garçoni {Prenant un verre.) Allons !

AiK.d« la Cataeouà»

Puisque dans ces temps d'anarchie.

Le Champagne pélille encor, Livrons-lui notre âme engourdie Et noyons^la dans §e§ flqts d'or. • Et puisque Ifes boujoasf de togç»

Ont fleuri pendant la jB^reur, Que leurs festons

Ceignent nos fronts, «

QuQ leur senteur Nou? parfume le-cœur...

C'est en fêtant ces Celles choses Qu'on rend hommagt.att Créateur.

Voici la ritournelle. {Aj0nélî^.) Vous m'avez promis, madame. {JUrtnlx^œ dans Tes'J^bns du fondy en valsant,) Allons, messieurs, qui m'aime me suive l '^ ' CHOEUÎl.

'' Air de madame M »me/fe.

Dubaï, ^

Allons, messieurs, suivons la reioe, -I^tj^Eî^ivpasJô héros du bal.

Dirbal, ' ^ Dansons, valsons, h p^dre haleine.

Le comte a donné le signal^ ^ .

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