‹ Le bal du prisonnier, comédie-vaudeville en un acte. Par Léon Guillard et Adrien Decourcelle. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Gymnase, le 27 octobre 1849Chapitre 7 sur 13 · LE BAL DU PRISONNIER. JJÔ · texte numérisé non relu

LE BAL DU PRISONNIER. JJÔ

Oublions son sort fatal, \N^ W^^

Pour ne plus songer qu'au bal. v'*''*"^

Ie« hommes prennent la main aux dames et disparaissent à la suite de r"^-' ' • ■ Baudelot enchantant,

\ ^'^Pffui ^ SCENE XI. 2

•^ ^^/fv^iv HAMELIN, ALBERT.

HAMELiN, du fond.

On dirait qu'il porte avec lui le bonheur et la joie.... {J Albert,) Vois comme les salons, si tristes tout à l'heure, sont maintenant frissonnants de plaisir et de bruit...

ALBERT

Ah ! c'est charmant, c'est sublime I... quand on pense surtout que le roi de la fête pourrait bien... Quelle heure est-il ?

Deux heures. """'^"'- 'ftÊW^-iiÛ4i

ALBERT

Tenez, vous avez eu tort... Il ne fallait pas l'inviterv,.

HAMELIN

J'ai dû céder à sa prière.

ALBERT, dans le fond.

Le voyez-vous qui passe avec ma cousine?

HAMELIN

Sans doute !

• ALBERT

Gomme ils sont beaux tous deux t

HAMELIN

Eh bien ?

ALBERT

Le voyez-vous, enlaçant d'un bras la taille de votre fiancée ? comme il est animé, fier, heureux j heureux ! 1 ! HAMELIN, aveç,humenr.

Heureux... sans doute!... heureux ^e danser avec une jolie femme... et d'ailleurs demain matin,. ^ue diable 1... ne voulezvous pas que je sois jaloux? • • u \ A

Ma foi *"'''''• ™\*w1W' .

'' . HAMELIN. litne»/ P^'

Allons, c'est bien ! ( A part. ) Il m'a serré le cœur avec ses sottises!...

ALBERT

Levoicil m

— ^- • SCENE XIL 17

/ 2 SCÈNE xn. fv-^ri.AAAvv 7S-. \\''"îi

HAMELIN, AtBEUTABAUDELOT, AMELffi, Invités.

*'^'>\ BAUDKLOT.

Ah ! VOUS voil^ càpîfaine; venez donc qu'on vous félicite de votre bal si beau et de votre fiancée si belle !... Vous êtes un brave homme de m'avoir invité, et je vous aime I... Qu'est-ce que je dis donc là?... si on m'entendait.... moi, le comte Baudelot, aimer l'homme le plus bleu de la province !.. Peste soit de votre couleur qui m'empêche d'être votre ami I !± A. O

HAMBLIN.* ^' TYYVh^

Maudite soit la vôtre, plutôt, et maudite votre cocarde !

BAUDELOT

Halte-là, capitaine I je soutiens que ma cause.... {Riant, ) Ah ça, mais, Dieu me pardonne, nous parlons poUtique... qu'est-ce que ces dames vont penser de nous?... Mademoiselle de Mailly % yé m'accordera-t-elle une dernière contredanse?... •Vîw

AMÉLIE. A J^r.

Monsieur le comte... * V* *^^

BAUDELOT

Si l'on me refuse, je croirai que Ton me tient rigueur de mes impertinents propos... Je vous en prie, madame, Je vous en supplie!...

AMÉLIE

Tout à l'heure, au moins. j

BAUDELOT, 6aS. |

Tout à l'heure, il sera trop tard... ^ -^

AMÉLIE. P^ '^^^ , » j . /

Que dites-vous ? ' "^CjL

BAUDELOT. TNs.- ;

Voici bientôt le jour.

AMÉLIE

J'accepte, monsieur, j'accepte ! {ffamelirif Albert et les invités se mêlent aux groupes du 2« salon,)

BAUDELOT

Que vous êtes bonne pour moi!... Mais qu'avez-vous donc, madame ?... Ah! par pitié pour moi, ne tremblez pas ainsi !

AMÉLIE

Bientôt le jour, disiez-vous ?

BAUDELOT

Eh qu'importe le jour ? des nuits comme celle-ci ne sauraient être éternelles... les hommes seraient trop heureux... {Un officier bleu s'est approché d'ffamelin et kti parle avec vivacité en désignant le comte.) ^^ ix ^>i \ • /V (''»■-

* Albert, sur le second plan; Hamelin, Amélie, Baudelot. ** Baudelot, Amélie.

18 LE BAL DU PRIgONNlER.

Ai^ép^^ qui ^'est ilpm^ç df ce fiianége»

^ V i I .) . . , ! c>j ; kviuEf éfune, voix brève» IHonsiéut'lëCè!|b, il faut partir... (^1

' .' BÂupELOT. ^^

Partir î pourquoi cela ? le bal n'e^t pas fini...

- / AWgJylJ^ç

Il faut partir, vous dis-je ! U feût fuir d'ici, il le faut ! je le

^:r-:> f^ '-Il ..,'^^i^h\Ur -n-' baudblot.

VotifeotibliiÈiï^'madlafiièyciùôfai donné ma parole... je dois mourir!... .-- .^3rf{:o:>i.r -ar- ^ ' • "

, AttELfB.

Mourir î mais non, c'est in^pos^jl^lq !

, Eh) TTîa^artîftî Rgitcfee^use pgt perdue sans r^toup... Qu'importe que je meure aujourd'hui ou demain?

AMBUB»

Oh! ne parlez pas ainsi... Et votr€Fi»èî'è%^..<'Jènsez k votre mère!... ,w^,-runni

BA-0D^b'i?^^^'^^2ll,ei,

Je rai perdue. ' '^ Uuoi-^^yhbi^.,

Anmhn

Vos parents ? vos amis ? .-moi el Jôlnoi

BAU&BtiiS.

Je vais les suivrai, .i^hi^uva^ ! iriiit'0!)ii'i ,1;!

Mais une femme !,.. oh rtme fémmè doit vous aiqpier...

BAUDBLOT.

Non !... madaiùëa^it m ,\o'm iiuxi ôiJiii i^ î il

AJtiÙIMiA Non, c'est impossible ! ^ ^.uo7-soi?i' > . -

BAUDBLd*^

C'est la vérité... Mais il ne tient qu'à TpUB (Je niQ repdre 1^^ mort douce et facile...

* AMELIE.

A moi ?

.»;„>,: lAMBBLÛT.

Vous allez me trouver bien exigeant... que y»ttle«*vous ! votre bonté m'enhardit...

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